login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11011
Sommaire Publication complète Par article 22 / 34
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) bce

Résolution unique, Mme Lautenschläger pour une phase transitoire réduite

Bruxelles, 04/02/2014 (Agence Europe) - Il serait préférable que la période de transition pour la montée en puissance du Fonds de résolution unique (SRF) soit inférieure à dix ans, a déclaré l'Allemande Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la BCE, lundi 3 février devant la commission affaires économiques et monétaires du PE. Ladite commission s'est prononcée en faveur de sa nomination à la vice-présidence du comité unique de supervision au sein de la BCE dans le cadre de l'union bancaire.

Mme Lautenschläger a plaidé pour un système de contribution des banques au Fonds unique de résolution qui soit « proportionnel aux risques », afin de ne pas créer d'aléa moral entre les banques.

Répondant à une question du député Werner Langen (PPE, allemand), elle a fait écho à son homologue, le Français Benoît Coeuré, en déclarant préférer, si cela s'avère possible, que la période de montée en puissance dudit fonds soit inférieure à dix ans. Quant au chiffre de 55 milliards d'euros dont sera doté le fonds à terme, il est « suffisant si l'outil de renflouement interne ('bail-in') est pris au sérieux », a-t-elle estimé. Enfin, le fonds devra être appuyé par un filet de sécurité budgétairement neutre ('fiscally neutral backstop').

À l'Allemand Sven Giegold (Verts/ALE) qui lui demandait d'être plus précise sur ce point, elle a répondu que, pour elle, « la neutralité budgétaire » garantit qu'au final « il n'y ait pas d'argent versé par le contribuable » lors de la résolution d'une banque défaillante. Si de l'argent public entre en jeu, il doit être remboursé, a-t-elle souligné. Et de rappeler la hiérarchie prévue en cas de 'bail-in' avec, en dernier ressort, le recours au fonds de résolution qui, « par la suite », devrait être mutualisé.

Sur la base juridique de la proposition de règlement instaurant le mécanisme unique de résolution bancaire (SRM), Mme Lautenschläger a confié faire partie des « puristes » et avoir quelques difficultés avec l'article 114 du traité ('marché intérieur'). Elle a également assuré aux députés qu'elle aurait préféré une « solution purement européenne » mais se devait d'accepter les contraintes des législations nationales, voyant toutefois des raisons plus politiques que juridiques au recours au procédé intergouvernemental. Elle a appelé à un compromis sur le mécanisme SRM. En novembre sera donné le coup d'envoi du mécanisme de supervision unique et « le commencer sans clarté à propos du système de résolution serait vraiment désavantageux ».

Sur le mécanisme unique de supervision (SSM), elle a rassuré la Française Sylvie Goulard (ADLE) sur la séparation claire entre les activités de politique monétaire et celles liées à la supervision bancaire. Et de préciser que le travail sur un code de conduite pour les activités de supervision était en cours. (EL)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL - ÉDUCATION - CULTURE
ACTION EXTÉRIEURE