Bruxelles, 27/01/2014 (Agence Europe) - Après la bataille interne autour du candidat qui mènera la campagne des Européennes, le parti de l'Alliance des Libéraux et Démocrates (ADLE) devrait se remettre en ordre de bataille, samedi 1er février. Ses troupes sont appelées à entériner, lors d'un congrès, le ticket Verhofstadt/Rehn proposé lundi 20 janvier (EUROPE 11000).
Il y a une semaine, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et le chef du FDP allemand, Christian Lindner, avaient suggéré que l'eurodéputé Guy Verhofstadt (président du groupe ADLE au PE) et le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, mènent campagne ensemble, respectivement pour le poste de président de la Commission européenne et pour les postes liés à l'Eurogroupe ou aux affaires étrangères. Et « je n'ai pas de doutes que le Parti acceptera ce compromis », a expliqué lundi 27 janvier à Bruxelles le président du parti ADLE, Graham Watson. Il a démenti les allégations selon lesquelles il aurait préféré que M. Rehn emporte la course à la Commission. Des affirmations « ridicules », a-t-il poursuivi.
Alors que certains membres français de l'ADLE, notamment les membres du Modem français, avaient menacé de quitter le parti si Olli Rehn devait l'emporter, le congrès du 1er février à Bruxelles devrait être celui de l'unité retrouvée. Il lancera le parti pour une campagne que Graham Watson espère « pleine de succès ». Mais les élections devraient être « difficiles pour nous », a anticipé le président. Si la participation pourrait être plus forte que lors des précédents scrutins, ce qui est positif, ce vote pourrait aller vers les extrêmes, comme l'illustrent plusieurs sondages récents, en France par exemple. « Mais je m'attends à ce que notre groupe garde un nombre honorable, même dans des conditions difficiles ».
Les chances de M. Verhofstadt d'obtenir la tête de la Commission semblent assez faibles. Mais, a précisé M. Watson, Olli Rehn ne serait pas écarté de la course aux postes qu'il convoite si la présidence de la Commission devait échapper au parti ADLE.
Le compromis du 20 janvier s'avèrerait-il ainsi plus favorable qu'il n'y paraît au commissaire finlandais ? « Pour l'Eurogroupe, il faut être ministre ou commissaire. Et pour être Haut représentant, il faudrait qu'il soit d'abord nommé par son gouvernement et ensuite que les autres acceptent qu'un pays neutre, bénéficiant de dérogations en matière de PESC/PESD, devienne le chef de la diplomatie européenne », dit une source qui ne croit pas beaucoup à cette hypothèse. Le premier grand débat des candidats à la tête de la Commission se déroulera le 8 mars à Athènes, dans le cadre d'un événement du Comité des régions (le PPE aura alors logiquement élu son poulain début mars à Dublin). Un autre débat est à l'étude pour le 9 mai à Florence et un autre le 14 mai. (SP)