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Bulletin Quotidien Europe N° 11005
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) banques

Besoins en capital, l'UE attend les résultats de ses propres tests

Bruxelles, 27/01/2014 (Agence Europe) - L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a évalué l'insuffisance de capitaux des banques européennes à 84 milliards d'euros.

La Commission européenne et la BCE ont toutes deux refusé de commenter ces chiffres, lundi 27 janvier, mettant en avant le fait que l'évaluation de la qualité des actifs de la BCE et les 'stress tests' pilotés par l'Autorité bancaire européenne (ABE) seront bientôt menés au niveau européen sur les 130 banques systémiques de la zone euro qui seront directement supervisées par la BCE. Les résultats de ces analyses sont attendus à l'automne, avant que le mécanisme unique de supervision bancaire (SSM) soit opérationnel à partir de novembre 2014.

Au sein de la Commission, on souligne notamment que les banques peuvent lever des fonds plus facilement sur les marchés privés, où les conditions se sont détendues. On rappelle également que l'OCDE utilise une méthode de calcul différente des déficits. L'OCDE a anticipé cet argument, prédisant toutefois que la BCE arriverait toutefois aux mêmes conclusions qu'elle en novembre. Selon l'étude de l'OCDE, publiée par le quotidien allemand WirtschaftsWoche, c'est le Crédit Agricole français qui aurait le déficit en fonds propres le plus important, de l'ordre de 31,5 milliards d'euros. Viennent ensuite la Deutsche Bank et la Commerzbank avec des déficits respectifs de 19 et 7,7 milliards d'euros. À noter que le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a espéré la semaine dernière lors du Forum économique de Davos que « de mauvaises nouvelles (allaient) sortir » de ce passage au crible des banques européennes. « Comme cela, j'aurais une bonne impression que cela a été bien fait cette fois », a-t-il ironisé, en référence aux exercices précédents qui ont mis à mal la crédibilité de l'ABE. Le but n'étant pas, à ses yeux, de « dissimuler les choses et, en définitive, dire que maintenant tout va bien ».

En cas de déficit, les banques devront en premier lieu tenter de lever des fonds sur les marchés. Si cela n'est pas suffisant, l'État du pays d'origine de la banque pourrait alors intervenir en respectant le cadre révisé des règles sur les aides d'État au secteur bancaire, qui prévoit que les détenteurs 'juniors' de titres devront être mis à contribution. Au bout de la chaîne, le filet de sécurité public européen pourrait aussi intervenir. (EL)

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