Bruxelles, 20/01/2014 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE ont, à présent, tous transposé dans leur droit interne les directives européennes de lutte contre la discrimination fondée sur la race ou l'origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle, a indiqué, vendredi 17 janvier, la Commission européenne. La directive sur l'égalité en matière d'emploi et la directive sur l'égalité entre les races, adoptées en 2000, ont été conçues pour combattre les discriminations.
« Leur transposition dans le droit interne de tous les États membres de l'Union constitue une bonne nouvelle. Il ressort toutefois (…) que les autorités nationales doivent encore veiller à offrir une protection effective aux victimes de discrimination sur le terrain. La méconnaissance par les citoyens de leurs droits et le faible taux de signalement des cas de discrimination figurent parmi les principales difficultés à résoudre ».
En conséquence de l'absence de données relatives à l'égalité de traitement, dont la collecte incombe aux États membres, « il est difficile de quantifier et de suivre les cas de discrimination. Les problèmes de discrimination ne font vraisemblablement l'objet d'un signalement effectif que dans une infime proportion de cas en raison, avant tout, d'une méconnaissance des droits reconnus », explique la Commission.
Celle-ci exhorte donc les États membres « à sensibiliser les citoyens sur cette question et concentrer leurs efforts sur les droits les plus menacés, en associant employeurs et organisations syndicales ». Elle préconise aussi de « faciliter le signalement des actes et pratiques discriminatoires par les victimes en améliorant l'accès aux mécanismes de dépôt de plainte ». Il faut aussi « assurer l'accès à la justice aux victimes de discrimination » et « remédier à la discrimination particulière à laquelle se heurtent les Roms ». (SP)