Athènes, 10/01/2014 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a appelé, le 9 janvier, toutes les parties au Bangladesh à s'abstenir de toute violence et à s'engager dans un véritable dialogue pour se mettre d'accord sur la voie à suivre mutuellement acceptable pour renforcer la responsabilité démocratique et pour organiser des élections transparentes, inclusives et crédibles, après les élections législatives du 5 janvier. Des émeutes et des violences auraient fait plus de 100 morts. Mme Ashton a fermement condamné les actes de violence pendant la période pré-électorale et les élections, notamment ceux portant sur « les femmes et les enfants ainsi que les minorités religieuses et ethniques ».
Selon son porte-parole, la Haute représentante a déploré le fait que les conditions favorables pour « des élections transparentes, inclusives et crédibles », demandées à plusieurs reprises par l'UE, ne se soient pas matérialisées et que « le peuple du Bangladesh n'ait pas eu l'occasion d'exprimer pleinement son choix démocratique ».
Mme Ashton a précisé avoir pris note des résultats préliminaires et du faible taux de participation, qui, selon un haut responsable, n'aurait été que de 22,8% dans la capitale, Dacca. Le principal parti d'opposition, le Bangladesh Nationalist Party (BNP), a boycotté le scrutin et lancé une grève générale. L'Awami League, parti de la Première ministre, Sheikh Hasina, et ses alliés ont remporté 232 des 300 sièges. Les États-Unis ont appelé à un nouveau scrutin. (CG)