Bruxelles, 31/10/2013 (Agence Europe) - La coalition d'ONG Alter-EU a lancé, le 30 octobre, une pétition en ligne demandant un registre de transparence obligatoire. Actuellement, les groupes de pression et lobbies ont le choix de s'enregistrer sur le registre.
L'organisation estime que le processus de révision du registre de transparence, entamé avant l'été 2013, constitue une occasion unique de remédier aux défaillances du système actuel.
La Commission et le Parlement ont institué, depuis juin 2011, un registre commun de transparence. Le nombre d'employés engagés dans des actions de lobbying, les principales propositions législatives auxquelles elles se sont intéressées ainsi que le montant du financement de l'UE qu'elles ont reçu doivent par exemple être dévoilés. En juin 2013, environ 5 700 organisations étaient enregistrées.
Mais deux ans après sa création, une révision est prévue. Dans ce contexte, un groupe de travail a été créé en juin sous la direction du vice-président du Parlement, Rainer Wieland (PPE, allemand). Le commissaire Maros Sefcovic en fait partie. Le groupe de travail rendra ses recommandations en novembre. L'objectif est d'avoir un vote du PE sur les propositions de modification avant la fin de la législature actuelle. Le Conseil, actuellement simple observateur, pourrait également décider de souscrire à l'accord.
« Presque chaque semaine nous sommes témoin de l'impact du lobbying sur des décisions d'intérêt public, qu'il s'agisse du tabac, de la protection des données ou des émissions de CO2 des véhicules. 80% des citoyens européens sont favorables à un registre obligatoire des représentants d'intérêts », commente Nina Katzemich, au nom d'Alter-EU. La coalition réclame la mise en place d'un registre obligatoire pour les institutions européennes, à l'instar de ce qui existe aux États-Unis et au Canada. Elle plaide également pour des mesures renforçant la transparence du registre actuel: - déclaration de la Commission et de ses équipes qui les engagerait à ne pas rencontrer (ou assister à des conférences organisées par) des lobbyistes non enregistrés ; - introduction d'un code éthique.
Pour Rainer Wieland, la faisabilité d'un registre obligatoire est à l'étude. La prochaine réunion du groupe de travail se tiendra le 6 novembre. (LC)