Bruxelles, 31/10/2013 (Agence Europe) - L'accord obtenu au COREPER sur un compromis relatif à la réforme de la politique de cohésion laisse un goût amer aux socialistes du Comité des régions (CdR). Le parti des socialistes et démocrates au Parlement européen n'a, pour sa part, pas encore commenté cette approbation. Au Comité des régions, Karl-Heinz Lambertz, chef de file des socialistes, estime que l'accent a trop été mis, au cours de ces trois derniers mois, sur la conditionnalité macroéconomique, « une mesure qui apparaît d'une nature plutôt idéologique. En effet, grâce au Parlement européen un nombre de sauvegardes a été introduit pour que la macro-conditionnalité ne fonctionne jamais en pratique ». Sa collègue, rapporteur sur le Cadre stratégique commun, Catiusca Marini (italienne), fait aussi valoir que l'impasse des négociations à ce sujet a créé un « écran de fumée » couvrant d'autres mesures tout autant dangereuses, comme la réserve de performance, et a retardé inutilement les préparatifs pour les programmations 2014-2020. (MD)