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Bulletin Quotidien Europe N° 10878
Sommaire Publication complète Par article 35 / 37
AFFAIRES & ENTREPRISES N°68 / (ae) investissements

Baisse des investissements étrangers directs de 18% en 2012, selon la Cnuced - Les investissements directs étrangers (IDE) ont chuté de 18% à 1350 milliards de dollars en 2012, selon le rapport annuel de la Cnuced, publié le 26 juin. Le retour à des niveaux d'investissements plus vigoureux se fait attendre en raison de la fragilité persistante de l'économie mondiale et d'une certaine incertitude politique, soulignent les experts. Les prévisions de la Cnuced pour 2013 ne sont guère plus optimistes, avec un niveau proche de 2012 (1450 milliards de dollars). Les années suivantes, une légère amélioration devrait se dessiner, avec 1600 milliards de dollars prévus pour 2014 et 1800 milliards pour 2015. Toutefois, des faiblesses structurelles dans le système financier mondial, la possible détérioration de l'environnement macro-économique et des incertitudes politiques dans certains domaines clés peuvent assombrir le tableau et retarder encore la reprise des investissements, avertit la Cnuced. Pour la première fois de l'histoire, les pays en développement prennent la tête en matière de pays récipiendaires d'IDE, absorbant plus de la moitié des flux (52%). Ces pays ont néanmoins connu, eux aussi, un léger fléchissement des flux (environ -4%) à 703 milliards de dollars, mais ce montant est toutefois le second record jamais enregistré. L'Asie, l'Amérique latine et les Caraïbes ont continué d'enregistrer, en 2012, des flux historiquement élevés, mais la croissance fléchit. Les flux vers l'Afrique ont poursuivi leur croissance. Les flux d'investissements originaires des pays en développement ont atteint 426 milliards de dollars, soit une part record de 31% sur le total mondial. Les pays en développement d'Asie comptent pour les trois quarts de ces flux. Les flux en provenance de l'Asie, de l'Amérique latine et des Caraïbes sont restés, par ailleurs, au même niveau qu'en 2011. Du côté de l'Afrique, ces flux ont pratiquement triplé. Dans le classement des plus gros investisseurs, la Chine grimpe de la sixième à la troisième place, derrière les États-Unis et le Japon. Les flux d'IDE vers les pays développés ont, par contre, décliné de 32% à 561 milliards de dollars, atteignant le niveau d'il y a dix ans. Par région, le déclin est particulièrement prononcé en Europe, avec une chute de 42% des flux. En Amérique du nord, ils ont baissé de 21%. Dans la région Asie-Pacifique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande accusent un recul combiné de 14%. Par pays, les IDE ont baissé dans 23 pays, y compris les plus grands récipiendaires de 2011, à savoir les États-Unis et la Belgique. Au Royaume-Uni, par contre, ils ont bondi de 22%. Les flux originaires des pays développés ont également chuté pour atteindre un niveau proche de celui de 2009. En 2012, les flux en provenance de 22 des 38 pays développés ont baissé d'environ 23% globalement, à 909 milliards de dollars. Les flux en provenance d'Europe ont baissé de 37%, ceux en provenance des États-Unis de 17% alors que le Japon a enregistré une hausse de 14%, maintenant sa place de deuxième pays investisseur dans le monde derrière les États-Unis. (IL)

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