Bruxelles, 26/06/2013 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a exhorté les autorités chypriotes à dissiper les doutes concernant la mise en œuvre du programme d'aide.
Selon son entourage, M. Dijsselbloem a envoyé, mardi 25 juin, une lettre au président chypriote, Nicos Anastasiades, dans laquelle il estime que « la situation à Chypre est telle qu'elle ne permet ni complaisance ni retard » dans la résolution des « problèmes urgents du secteur financier » chypriote. Et de réitérer que la Bank of Cyprus doit sortir du cadre de restructuration le plus vite possible et que les entreprises chypriotes doivent pouvoir retrouver l'accès à leur capital (EUROPE n° 10872). Cet accès est restreint, d'une part, en raison des restrictions du mouvement des capitaux et, d'autre part, du gel d'une part significative des dépôts au-delà de 100 000 euros dans l'attente des résultats de l'audit de KPMG.
Outre les 37,5% des dépôts bancaires déjà convertis en capital propre, 22,5% sont susceptibles de participer au renflouement interne des banques, même s'il est attendu que ce chiffre soit probablement légèrement revu à la baisse. Dans sa lettre aux autorités chypriotes, M. Dijsselbloem a également estimé qu'il serait préférable d'éviter toute spéculation sur l'engagement de l'île à s'en tenir au protocole d'accord et de tenir ses promesses. Il y a deux semaines, M. Anastasiades avait appelé ses partenaires à mettre au point une solution aux problèmes de liquidité des banques chypriotes, tentative considérée par les Européens comme une remise en question des accords passés en mars. M. Anastasiades devait rencontrer, mercredi soir à la veille du Sommet, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. (EL)