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Bulletin Quotidien Europe N° 10875
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) industrie

La compétitivité de l'industrie chimique en question

Bruxelles, 26/06/2013 (Agence Europe) - Le commissaire Tajani propose la conduite d'une évaluation des coûts cumulatifs pour mieux comprendre les implications des différentes politiques de l'UE sur le secteur.

Une table ronde le 25 juin sur la compétitivité de l'industrie chimique a permis d'alerter les instances dirigeantes européennes sur les difficultés actuelles du secteur. L'industrie chimique européenne a besoin d'un accès à l'énergie et aux matières premières à des prix abordables pour rester attractive à l'investissement, a fait valoir la principale fédération du secteur, le CEFIC, auprès du commissaire à l'Industrie Antonio Tajani et des représentants des États membres. Outre des prix de l'énergie compétitifs au niveau mondial, les représentants de l'industrie chimique ont souligné la nécessité d'une politique climatique qui prenne plus en considération la compétitivité de l'industrie, d'une politique d'innovation comme moteur du développement durable, et d'une législation adaptée, cohérente et prévisible pour soutenir l'investissement.

M. Tajani a proposé de procéder, avec le soutien du CEFIC, à une évaluation cumulative des coûts pour l'industrie chimique, afin de mieux comprendre les implications économiques des différentes politiques de l'UE sur la compétitivité mondiale du secteur, confrontée à une concurrence de plus en forte de la part de la Chine, du Moyen-Orient, et des États-Unis, dopés par la révolution du gaz de schiste. « La survie de l'industrie chimique européenne, qui a généré un excédent commercial de près de 50 milliards d'euros en 2012, est en jeu, principalement en raison de problèmes réglementaires spécifiques à l'UE combinés avec des prix de l'énergie trop élevés pour les consommateurs industriels », a insisté le PDG du groupe allemand BASF et président du CEFIC, Kurt Bock. « Les entreprises chimiques de l'UE, notamment les PME, veulent investir en Europe, mais il faut des conditions cadres saines, une réglementation proportionnée, stable et prévisible. Nous avons besoin d'une utilisation proportionnée du principe de précaution, un équilibre entre les risques et les avantages, et d'une bonne gestion des risques », a insisté le PDG de l'italien Mapei, Giorgio Squinzi.

La table ronde sur l'industrie chimique devait être suivie le 27 juin d'une conférence à Bruxelles sur la révision du dispositif européen pour la sûreté des produits chimiques (REACH). Le dispositif ayant fait ses preuves en cinq ans d'existence, la Commission n'en propose qu'une révision très limitée (voir les résultats du rapport quinquennal publié le 5 février dernier, EUROPE n° 10779). (EH)

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