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Bulletin Quotidien Europe N° 10875
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Roms, les États membres doivent faire plus en matière d'inclusion

Bruxelles, 26/06/2013 (Agence Europe) - Deux ans après l'adoption des stratégies nationales d'inclusion, les États membres doivent redoubler d'efforts pour réussir l'insertion des populations Roms et éliminer les discriminations qu'elles subissent dans les domaines du logement, de l'éducation et de l'emploi.

C'est le message adressé mercredi à Bruxelles par les commissaires à la Justice, Viviane Reding, et aux Affaires sociales, László Andor, chargés du dossier, mercredi 26 juin à l'occasion de la présentation d'un rapport d'étape sur les stratégies nationales et d'une recommandation spécifique aux États membres. Si la commissaire luxembourgeoise ne veut pas « voir le verre entièrement vide » et a salué plusieurs initiatives positives comme la formation en Espagne de policiers à la problématique Rom et même la coopération entre autorités nationales et locales en France, le bât blesse en ce qui concerne l'implication de la société civile, et notamment des associations roms, et dans la mise en œuvre des stratégies, a expliqué la Commission. Trop peu de financements sont alloués à cet objectif d'inclusion, qui est justement l'objet de la recommandation.

« Si les États membres sont véritablement déterminés à voir leur stratégie nationale aboutir, ils doivent passer à la vitesse supérieure en matière d'intégration des Roms », a dit Mme Reding. La recommandation au Conseil, « le premier instrument juridique » de l'UE relatif à l'inclusion des Roms, a-t-elle fait valoir, demande ainsi aux États membres de prendre des mesures d'action positive pour combler les écarts entre les Roms et le reste de la population, plus particulièrement en ce qui concerne l'accès à l'éducation, à l'emploi, aux soins de santé et au logement. La recommandation demande aussi aux États d'allouer non seulement des fonds européens mais également des ressources nationales, privées et associatives à l'inclusion des Roms, en les prélevant sur toutes les sources de financement disponibles. « Cette mesure devrait être facilitée par l'affectation d'une part suffisante des ressources de la politique de cohésion de l'UE à des investissements dans l'humain, via le FSE, et par l'allocation d'au moins 20% de ce montant, dans chaque État membre, en faveur de l'inclusion sociale », préconise encore la Commission. Pour entrer en vigueur, cette proposition de recommandation du Conseil devra être adoptée à l'unanimité des États membres. (SP)

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