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Bulletin Quotidien Europe N° 10873
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) tunisie

Réunion du Comité d'association

Bruxelles 24/06/2013 (Agence Europe) - Le Comité d'association UE-Tunisie s'est réuni en fin de semaine dernière à Tunis, alors que le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, est à Bruxelles ce mardi.

M. Mingarelli, Directeur général en charge de la Méditerranée, du Moyen-Orient et du Golfe au sein du Service européen pour l'action extérieure, qui a présidé la délégation de l'UE, a, d'après un communiqué, « réitéré le soutien européen à la Tunisie et à ses efforts en vue de réussir sa transition démocratique ». La réunion a permis de faire un bilan d'étape dans la gestion de l'accord d'association, dans le cours des négociations ouvertes principalement sur le commerce comme sur les appuis à la transition en Tunisie.

Peu de détails ont filtré, le ministère tunisien des Affaires étrangères s'est borné dans un communiqué à réaffirmer « l'importance qu'accorde la Tunisie à ses relations avec l'Union européenne et la volonté du gouvernement tunisien de les raffermir davantage dans le cadre du partenariat privilégié ».

On croit savoir qu'y ont été abordés les divers dossiers ouverts, en premier les négociations commerciales pour un « accord approfondi » (ALECA), notamment sur les services. L'UE a chargé un cabinet d'experts d'une étude d'impact. Ont été évoqués, le dossier de la « mobilité » (mouvement de personnes), l'accord 'Open Sky' (sur le transport aérien) pour lequel une réunion est convoquée en milieu de semaine, et un programme de réforme des autorités pénitentiaires et judiciaires (Peer Based Review).

Depuis le feu vert européen en décembre dernier pour s'engager dans l'instauration d'un « partenariat privilégié », les Tunisiens se sont attelés à la tâche afin d'être prêts à négocier sur l'ensemble en souhaitant que la démarche soit parallèle, en réaction à l'idée européenne de segmenter l'examen de chacun des dossiers. C'est, de la part de Tunis, l'expression d'une certaine prudence à entrer dans des négociations déterminantes pour le pays dans une phase de relative faiblesse institutionnelle. Les pourparlers ne démarreront vraisemblablement pas avant le début 2014, le temps que la Tunisie sorte de la phase de transition actuelle dès l'adoption de la Constitution et la tenue d'élections générales fiévreusement attendues dans le pays. Entre-temps, les consultations techniques devraient s'intensifier. (FB)

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