Bruxelles, 14/06/2013 (Agence Europe) - La BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) mobilisera 2,5 milliards d'euros par an à partir de 2015 au profit des pays arabes en transition (Tunisie, Égypte, Jordanie et Maroc) à qui la promesse a été faite au titre du « partenariat de Deauville » politiquement lancé en 2011 par les chefs d'État du G8.
L'annonce a été faite jeudi à Tunis par son premier vice-président, Phil Bennett, qui participait à un Forum international sur l'investissement en Tunisie. « Ces fonds devraient être alloués dans des projets de développement durable » dans la zone SEMED (South and East Mediterranean), a-t-il souligné. La BERD, qui mobilise chaque année un investissement global de 9 milliards d'euros, table sur son expérience passée au profit de l'Europe ex-communiste. Aucun chiffre précis pour la Tunisie seule. « Cela dépend des opportunités du marché, du climat d'investissement et des affaires », a précisé Marie-Alexandra Veilleux, nommée représentante du bureau Tunisie de la BERD, le premier dans la région, inauguré à cette occasion. Le chef du gouvernement tunisien, Ali Larrayedh, qui a ouvert le Forum, a affirmé que la Tunisie ambitionne de mobiliser 3 000 millions de dinars (1 euro = 2,2 TND environ) sous forme d'investissements directs étrangers. La BID (banque islamique de développement) a pour sa part annoncé la mise en place d'un partenariat qui s'étalera sur la période 2013-2015, impliquant un investissement de 1,2 milliard de dollars. Les États-Unis par la voix de la sous-secrétaire d'État américain, Wendy R. Sherman, présente au Forum, ont annoncé la création d'un fonds d'investissement doté de 52 millions US$ pour encourager les jeunes entreprises et la mise à disposition d'une enveloppe de 50 millions US$ sous forme de garantie bancaire.
En marge du Forum, les pays du groupe de Deauville ont tenu une réunion à huis clos. Le partenariat de Deauville, mis en œuvre en avril 2012, repose sur la mobilisation de financements et mécanismes internationaux au profit de quatre pays qui amorcent leur transition démocratique. Trois volets d'action sont retenus: la gouvernance (coordonnée par l'OCDE), les finances (coordonnées par la Banque africaine de développement) et le commerce pour favoriser l'intégration de la région et son ancrage à l'économie mondiale. Parallèlement, le groupe de Deauville avait décidé d'élargir le mandat de la BERD pour gérer les fonds destinés à cette opération d'appui à la transition. (FB)