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Bulletin Quotidien Europe N° 10867
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) eurozone

Interrogation sur la place du FMI dans les futurs plans d'aide

Bruxelles, 14/06/2013 (Agence Europe) - Des voix s'élèvent au niveau européen pour s'interroger sur la nécessaire participation du FMI dans les plans d'aide que l'Eurozone pourrait concocter en cas de défaillance d'autres pays, après la Grèce, l'Irlande, le Portugal et Chypre.

À long terme, « les pays de la zone euro doivent décider par eux-mêmes des programmes d'aide », a déclaré le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, dans une interview publiée vendredi 14 juin au quotidien allemand FAZ. Pas tendre avec le FMI, il a considéré que l'organisation internationale se moquait du Pacte de stabilité et de croissance en se faisant le champion de la croissance, une situation témoignant, selon lui, d'une méconnaissance des règles sur lesquelles repose l'Eurozone.

Jeudi, le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, avait estimé qu'à l'avenir il devrait être possible que les institutions européennes assument « pleinement leurs responsabilités » d'éventuels programmes d'assistance financière, à l'issue d'une rencontre avec le président portugais, Anibal Cavaco Silva. « Pour le programme portugais, il y a un mandat clair qui a été donné aux institutions et il doit être respecté. Il serait contreproductif de procéder à une quelconque reformulation de la 'troïka'. Mais à l'avenir oui, c'est possible. Cela dépendra de la volonté des États membres », a-t-il ajouté, persuadé de la nécessité de « repenser la composition » de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) dans la mesure où « les objectifs et la vision du FMI ne coïncident pas avec les objectifs et la vision de l'UE ».

Début juin, le FMI a fortement critiqué la façon dont le premier programme grec de 2010 avait été mis sur pied (EUROPE n° 10861). Selon lui, la dette grecque aurait dû être restructurée bien plus tôt qu'au printemps 2012. Il avait auparavant reconnu que l'impact des mesures d'austérité sur l'économie grecque avait été sous-estimé. La Commission avait alors exprimé « un désaccord fondamental » avec cette analyse. (MB)

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