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Bulletin Quotidien Europe N° 10852
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Les États membres toujours divisés sur l'embargo sur les armes

Bruxelles, 24/05/2013 (Agence Europe) - Alors que les sanctions sur la Syrie prennent fin le 1er juin prochain et qu'une décision du Conseil est attendue le 27 mai, les États membres étaient toujours divisés concernant l'embargo sur les armes avec la Syrie, le 24 mai. « L'important est d'envoyer le bon signal politique », a expliqué un diplomate, ajoutant que tous les États membres sont attachés à préserver l'unité européenne « a fortiori sur les sanctions ».

« Le rendez-vous politique c'est lundi, pas après », a expliqué ce diplomate, précisant qu'il est possible de faire le travail de mise en œuvre ensuite. « Ce qui serait utile ce serait un accord sur un compromis possible, sur une option ou une autre », a ajouté un autre diplomate européen. À l'heure où EUROPE allait sous presse vendredi, les ambassadeurs de l'UE tentaient de dégager plusieurs options, « les plus crédibles », à présenter aux ministres.

Un « petit groupe de quatre, cinq pays », dont Autriche, Suède, République tchèque et Hongrie, sont opposés à tout changement de l'embargo. Si certains souhaiteraient prolonger l'embargo le plus longtemps possible, d'autres voudraient sa prolongation pour un mois ou deux, en lien avec la conférence de Genève II.

« Un pays » (le Royaume-Uni), et selon certains, la France, souhaitent « une levée partielle, aussi substantielle que possible » de l'embargo pour laisser la voie libre à la possibilité d'envoyer des équipements létaux à l'opposition. « Personne ne dit qu'on va lever complètement l'embargo sur les armes, (…). Il s'agit d'une levée partielle de l'embargo dont on parle mais qui peut passer par différents types d'ajustements de la décision », a expliqué un diplomate, précisant que l'on peut jouer sur le champ d'application concernant le destinataire et le matériel couvert. Il a précisé que pour encourager l'opposition à être unie et inclusive, « il faut répondre à sa principale demande »: la livraison d'armes.

Enfin, la majorité des pays membres sont en faveur d'amendements au paquet actuel, plus par défaut, pour afficher l'unité européenne, que par véritable envie. Certains souhaiteraient prolonger l'embargo mais sont prêts à négocier pour un compromis, a expliqué un diplomate. Les États veulent une prise en compte de la destination des armes, l'examen au cas par cas, le respect du code de conduite sur l'exportation des armes et éventuellement ajouter des garanties. Des États membres voudraient une liste de matériels qui puissent être envoyés ou non, mais d'autres considèrent que c'est compliqué, surtout avec le temps imparti. Tous les pays s'accordent sur l'importance de contrôler la destination des armes mais la question porte sur comment faire ce contrôle.

Les ministres adopteront aussi des conclusions lors du Conseil de lundi.

Proche-Orient et défense au programme

Les ministres discuteront aussi du processus de paix au Proche-Orient, mais des conclusions sur ce thème ne seront adoptées qu'au Conseil de juin. Le déjeuner sera consacré à une discussion sur la PSDC en vue du Conseil européen de décembre 2013 sur la défense. Le Conseil sera suivi d'un dîner en présence des ministres des Affaires étrangères des pays candidats pour discuter du voisinage sud et est, et de la stabilité. (CG)

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