Bruxelles, 24/05/2013 (Agence Europe) - La Banque centrale chypriote est montée au créneau, jeudi 23 mai, contre le rapport d'ensemble rédigé au nom de la 'troïka' de créanciers sur les conclusions des deux audits menés à Chypre sur la lutte contre le blanchiment d'argent. Ce rapport, qui a récemment fuité sur la toile, est présenté comme un « compte-rendu des principaux constats des auditeurs » et ne brosse pas vraiment le tableau le plus flatteur de la mise en œuvre effective du cadre légal sur la lutte contre le blanchiment d'argent sur l'île. Selon la Banque centrale chypriote, le résumé de la 'troïka' « ne fournit pas un synopsis des conclusions principales des rapports mais plutôt une description des faiblesses perçues dans le système ». La Banque centrale de l'île estime par ailleurs que cette synthèse n'est pas équilibrée puisqu'elle ne mentionne que les carences du système, ce qui aurait mené à des « conclusions erronées » dans la presse. Après une réunion le 14 mai, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem avait affirmé que la mise en œuvre de la législation relative à la lutte en la matière était « clairement absente » et avait noté que l'île s'était engagée à prendre des mesures correctives. La Banque centrale chypriote compte répondre en bonne et due forme à la 'troïka' et à l'Eurogroupe. (EL)