Strasbourg, 22/05/2013 (Agence Europe) - Les deux partis vainqueurs des élections législatives en Islande le 27 avril (EUROPE n° 10837), le Parti du progrès et le Parti de l'indépendance, ont annoncé, le 22 mai, leur intention d'organiser un référendum avant de poursuivre les négociations d'adhésion avec l'UE. « Nous ne poursuivrons pas les négociations d'adhésion avec l'Union européenne tant que n'aura pas eu lieu un référendum », ont-ils expliqué. Le nouveau gouvernement a précisé qu'il doit évaluer l'avancement des négociations, commencées en juillet 2010, et évaluer les modalités pratiques du référendum.
De son côté, Peter Stano, le porte-parole du commissaire à l'Élargissement Stefan Füle, a indiqué à EUROPE que la Commission « prend note » de l'approche annoncée par le nouveau gouvernement concernant le processus d'adhésion. « Une fois que le nouveau gouvernement et le ministre des Affaires étrangères seront entrés en fonction, la Commission est prête à discuter des intentions concrètes et des plans du gouvernement de manière plus détaillée », a expliqué le porte-parole, rappelant que la Commission s'est engagée à poursuivre la coopération privilégiée avec l'Islande dans tous les domaines d'intérêt mutuel.
Selon plusieurs sondages, les Islandais sont majoritairement opposés à une adhésion de leur pays à l'UE. Les deux partis nouvellement au pouvoir sont hostiles à l'adhésion à l'UE de leur pays.
Les négociations avancent à un rythme soutenu (27 chapitres de négociations ont déjà été ouverts, 11 sont provisoirement fermés). Mais certains chapitres, tels que la pêche et l'agriculture, qui ne sont toujours pas ouverts, sont compliqués. En particulier, l'Islande est engagée avec les 27 dans une « guerre du maquereau », l'UE l'accusant de trop pêcher de cette espèce. Reykjavik a un traité commercial avec l'UE, est membre de l'Association européenne de libre-échange (AELE) et fait partie de l'espace Schengen. (CG)