login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10823
Sommaire Publication complète Par article 30 / 31
INSTITUTIONNEL / (ae) slovÉnie

Bratusek, la 1ère priorité est de régler le problème bancaire

Bruxelles, 09/04/2013 (Agence Europe) - Le Premier ministre slovène, Mme Alenka Bratusek, a demandé aux Européens de créer les conditions pour que la Slovénie soit en mesure de régler, seule, ses difficultés budgétaires et financières, et donc d'éviter un sauvetage financier.

« Nous pouvons régler nous-mêmes nos problèmes », a déclaré Mme Bratusek. Selon elle, « l'UE doit créer les conditions pour que les États puissent régler leurs problèmes par eux-mêmes ». Et d'ajouter: ceux qui spéculent sur un éventuel sauvetage financier pour notre pays devraient analyser la situation de la Slovénie avec des faits (faible chômage) et des chiffres (comptes courants excédentaires) et pas en spéculant. Mme Bratusek a rappelé les initiatives déjà prises par son pays. Telles que la création d'une 'bad bank' qui gérera, à partir de juin, les actifs bancaires toxiques. « Le problème bancaire est le problème n°1 », a-t-elle reconnu.

Conscient que la Slovénie fait face à « une tâche très difficile », le président de la Commission européenne, M. Barroso, a apporté « sa confiance » dans la capacité de Ljubljana à y répondre.

L'OCDE exhorte le pays à assainir le secteur bancaire. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a invité les autorités slovènes, mardi 9 avril, à faire de l'assainissement du secteur bancaire national une priorité. Les trois principales banques du pays, qui détiennent sept milliards d'euros de mauvaises créances (soit 20% du PIB), sont détenues par l'État. Dans son rapport, l'OCDE préconise la privatisation des trois établissements en question dont les besoins en fonds propres pourraient être « significativement plus importants » que prévu. Elle recommande que cette recapitalisation se fasse au travers d'émissions d'actions et que, sur base de stress tests, les banques non viables soient démantelées. La décision de créer une 'bad bank', qui rassemble les actifs toxiques, constitue une bonne initiative, ajoute-t-elle, évoquant toutefois le « manque de transparence » dans son fonctionnement et « les possibles interférences politiques » potentielles. L'OCDE salue par ailleurs les mesures prises fin 2012 et début 2013 pour consolider les finances publiques mais souligne que « la réduction de l'endettement du secteur public et privé pèse sur la croissance, entraînant une hausse du chômage et une moindre performance des exportations ». L'OCDE prévoit une récession de 2,1% du PIB en 2013 et un retour de la croissance en 2014 (1,1%). (MB avec EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL