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Bulletin Quotidien Europe N° 10823
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) biodiversitÉ

Pollinisateurs en danger, Greenpeace sonne l'alarme

Bruxelles, 09/04/2013 (Agence Europe) - Il y a urgence à éliminer totalement de l'agriculture les pesticides tueurs d'abeilles démontre, si besoin en était, une étude scientifique publiée mardi 9 avril par Greenpeace intitulée « Le déclin des abeilles un examen des facteurs qui menacent les pollinisateurs et l'agriculture en Europe ». Sa publication coïncide avec le lancement d'une nouvelle campagne européenne pour sauver les abeilles et promouvoir l'agriculture écologique produisant des aliments sans produits chimiques et fournissant aux abeilles mellifères et aux pollinisateurs sauvages des habitats plus sains.

Cette étude met en évidence l'importance écologique et économique des populations d'abeilles en bonne santé et montre que l'élimination des pesticides pourrait être un premier pas d'importance cruciale pour protéger la santé des abeilles et sauvegarder leur rôle de pollinisateurs, crucial pour les écosystèmes et la production alimentaire en Europe. Si les maladies, les parasites, les changements climatiques et les pratiques d'une agriculture intensive sont les multiples facteurs responsables du déclin des populations d'abeilles, l'étude montre qu'au-delà de l'empoisonnement intense qui conduit à la mort immédiate des abeilles, les pesticides ont d'autres effets nocifs (notamment physiologiques, des interférences avec le comportement alimentaire, des effets neurotoxiques) et que la capacité des abeilles à résister aux maladies et parasites est directement affectée par leur exposition à ces produits chimiques, avec des conséquences catastrophiques pour la santé et la survie des abeilles mellifères et autres pollinisateurs sauvages.

Greenpeace identifie sept pesticides tueurs d'abeilles qui devraient en priorité être interdits en raison de leur toxicité extrêmement élevée, de leurs effets sous-mortifères ou systémiques: l'imidaclopride et la clothianidine (de Bayer), le thiaméthoxam (de Syngenta), le fipronil (de BASF), le chlorpyrifos, la cyperméthrine et la deltaméthrine fabriqués par d'autres entreprises agrochimiques.

Partant Greenpeace appelle à: - soutenir la proposition de la Commission visant à suspendre pendant deux ans l'utilisation des trois pesticides néonicotinoïdes les plus toxiques pour les abeilles (EUROPE n° 10813 et n° 10809) ; - adopter une vaste action européenne pour interdire tous les pesticides nocifs pour les abeilles et d'autre pollinisateurs d'importance vitale ; - mettre un terme au financement de l'agriculture intensive pratiquée avec force produits chimiques et promouvoir une agriculture durable. Les experts des États membres ayant échoué en mars à se prononcer pour ou contre la proposition de la Commission, un nouveau vote est attendu au début du mois de mai.

L'étude de Greenpeace peut être consultée sur: http://www.bees-decline.org (AN)

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