Bruxelles, 09/04/2013 (Agence Europe) - Les ambassades des sept États membres présents en Corée du Nord, dont la Suédoise qui héberge le chef de mission de l'UE, « n'examine pas une évacuation à l'heure actuelle », a souligné un haut diplomate de l'UE, mardi 9 avril, tout en ajoutant que les ambassades doivent avoir des plans d'urgence. Les ambassades doivent répondre ce mercredi 10 avril au ministère des Affaires étrangères nord-coréen sur leurs intentions de rester ou non (EUROPE n°10822).
Selon un diplomate, si « la situation est tendue et potentiellement volatile, nous ne croyons pas qu'ils (les nord-coréens) sont au bord d'un conflit armé ». Il a précisé que, selon les informations qui ont été recueillies, « nous n'avons vu aucun préparatif manifeste d'attaque dans le Nord et la situation à Pyongyang semble calme ». Mais « il y a un fort degré d'imprévisibilité », a-t-il concédé.
Il a précisé que l'UE agit en étroite collaboration avec ses partenaires stratégiques. La Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, s'est d'ailleurs entretenue par téléphone le 8 avril avec le ministre des Affaires étrangères sud-coréen, Yun Byung-se.
L'UE pourrait encore renforcer ses sanctions
En plus de la transposition des sanctions des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, le diplomate a précisé que l'UE pourrait encore renforcer ses sanctions, et que des « actions supplémentaires sont examinées ». Ces mesures ont pour but d'entraver l'accès aux technologies nucléaires et de missiles mais il n'a pas exclu la possibilité d'envisager des mesures contre la Banque du commerce extérieur de Corée du Nord, s'il est nécessaire d'accroître la pression de manière « plus aiguë ».
« Il manque un mécanisme multilatéral pour aborder la question des menaces et des risques sécuritaires dans la région », a-t-il aussi regretté. (CG)