Bruxelles, 04/04/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE s'est dite, mercredi 3 avril, « prudemment optimiste » avant les négociations entre le groupe E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie) et l'Iran au sujet du programme nucléaire, les 5 et 6 avril à Almaty au Kazakhstan. « Je reste toujours prudemment optimiste mais je suis pleinement consciente qu'il est très important d'obtenir une réponse. Nous nous rendons à Almaty maintenant prêts à entendre la réponse officielle de l'Iran (à la proposition occidentale faite lors de la précédente rencontre en février) », a-t-elle expliqué.
Mme Ashton a espéré une « réunion fructueuse », souhaitant « vraiment » que l'Iran « examine maintenant attentivement la proposition que nous mettons sur la table et y réponde ». Cette réunion a été qualifiée par un diplomate comme « le » rendez-vous important, permettant de voir si l'Iran veut s'engager sérieusement (EUROPE n° 10797).
Lors des dernières discussions, les 26 et 27 février (EUROPE n° 10795), jugées utiles par Mme Ashton, le E3+3 a fait une nouvelle proposition « pour construire des mesures de confiance ». La Haute représentante a rappelé que les discussions techniques du 18 mars en Turquie ont aussi été « utiles » et que de nombreuses questions ont été posées par les experts, « ce qui est un bon signe » à ses yeux (EUROPE n° 10810).
Reconnaissance du droit d'enrichissement
De son côté, le négociateur en chef iranien Said Jalili a précisé le 4 avril que « l'Iran veut que son droit d'enrichir (de l'uranium) soit reconnu », lors des négociations de vendredi et samedi. « Nous pensons qu'ils (les occidentaux) peuvent ouvrir les négociations demain (ce vendredi) par une phrase, celle qui acceptera le droit de l'Iran, en particulier, d'enrichir », a-t-il déclaré lors d'un discours à Almaty. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Igor Morgulov aurait précisé, le 3 avril, que la Russie estime qu'un règlement à long terme de la question nucléaire iranienne doit être fondé sur « le droit inconditionnel (de l'Iran) de développer son programme nucléaire civil ». (CG)