Bruxelles, 04/04/2013 (Agence Europe) - Alors que le plan d'austérité pour Chypre vient d'être finalisé (EUROPE nº 10819), Caritas Europa, la Confédération des organisations catholiques, a appelé jeudi 4 avril, à ce que la cure d'austérité qui s'annonce dans l'île ne prenne pas la forme de mesures touchant les personnes les plus vulnérables. Caritas s'appuie moins sur une des vertus théologales qu'est la charité que sur son étude des conséquences socio-économiques des politiques passées d'austérité des pays sous perfusion financière.
Le résultat est, selon eux, sans appel. Lorsqu'en période de crise un gouvernement privilégie une vision macro-économique aux dépens de la réalité sociale, il sape la confiance de la population et mine l'équilibre social du pays. Notre expérience de terrain, « dans les pays qui ont reçu une aide financière dans le cadre des programmes du FMI / BCE, est que le fardeau principal des mesures d'austérité et les coupes sont supportées par les groupes les plus vulnérables », a affirmé Jorge Nuno Mayer, secrétaire général de Caritas Europa.
C'est une erreur qui a été répétée encore et encore. Le risque aujourd'hui, est qu'une nouvelle fois la population la plus fragile soit frappée, craint-il. Or, la situation des Chypriotes ne fait déjà qu'empirer, comme en atteste le taux de chômage qui est passé en un an de 10,2 à 14%. M. Nuno Mayer demande que « ces circonstances préexistantes soient prises en considération lors de toute révision du système de protection sociale qui se déroulera à Chypre dans le cadre des réformes prévues », afin qu'il soit évité que « les pires effets ne soient assumés par des personnes qui n'ont pas causé la crise ». (JK)