Bruxelles, 20/03/2013 (Agence Europe) - Les négociations en trilogue sur la réforme de la cohésion patinent. Engagées en juillet dernier, les rapporteurs au Parlement européen avaient pour but de les conclure d'ici cet été. L'optimisme n'est plus de mise, comme ils l'ont signifié au commissaire européen à la Politique de cohésion, Johannes Hahn, lors de son intervention en commission parlementaire, mardi 19 avril.
Ce dernier a pourtant fait part de son espoir d'encore trouver un accord à ce sujet d'ici la pause estivale. Mais Constanze Krehl (S&D, allemande), le rapporteur sur le règlement commun aux cinq fonds structurels, a « le sentiment que, si nous n'accélérons pas le rythme des trilogues, nous courrons le risque de ne pas être prêts d'ici la fin de l'année ». Elle incrimine le Conseil pour le retard, et souligne qu'il doit bien reconnaître le rôle de co-législateur du Parlement européen: « Nous étions euphoriques et confiants que tout cela avancerait vite. Le Parlement européen fait tout ce qu'il peut pour que ce soit le cas, nous opérons dans un esprit de compromis. Mais ici et là les résultats se font attendre de l'autre côté. Nous n'avons pas encore abordé les points de litiges, pas encore parlé de certains thèmes difficiles ». Elle indique que « nous discutons de savoir si les États membres sont prêts à recommander la e-cohésion et à la mettre en œuvre, nous parlons de cela pendant des heures et ce n'est pas la faute du Parlement, donc il faut accélérer le rythme M. le commissaire ! », a-t-elle encore lancé. Son co-rapporteur, Lambert van Nistelrooij (PPE, néerlandais), affirme aussi qu'il ne faut pas « courir le risque de ne pas lancer les programmes en temps utiles. En deux lectures cela devrait être possible de mettre en musique les accords des trilogues, et les points de rupture nous pourrons encore les régler ». Par contre, pour rendre ces négociations plus effectives, il demande aussi au commissaire de fournir des informations sur l'impact financier, par pays et par fonds, de l'accord politique du Conseil sur le budget de l'UE pour 2014-2020: « Je vous demande de faire toute la clarté car il est très difficile de travailler dans ces circonstances avec seulement des estimations ou des informations erronées ». (MD)