Bruxelles, 20/03/2013 (Agence Europe) - Si, en 2012, l'UE et l'Ukraine ont paraphé le texte de l'accord d'association, des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre du Plan d'action pour la libéralisation des visas et Kiev a intensifié ses efforts sur les priorités de l'Agenda d'association, beaucoup reste à faire, révèle le rapport 2012 de la Commission publié le 20 mars. L'Ukraine a avancé en matière de réforme juridique et judiciaire, et des mesures ont été prises dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d'argent, le crime organisé, la drogue et la traite des êtres humains. Mais ces mesures ont été éclipsées par la justice sélective et la conduite des élections d'octobre. La corruption demeure élevée.
L'UE invite ainsi à de plus amples efforts dans la lutte contre les conflits d'intérêts et la corruption et la stabilisation et la consolidation des institutions publiques. Le pays doit veiller à ce que le processus de réforme constitutionnelle soit effectué « d'une manière inclusive et transparente ». Kiev doit rapidement prendre des mesures pour établir un système électoral fiable et combler les lacunes des élections d'octobre. Des mesures supplémentaires pour réformer le système judiciaire, avec « sans plus tarder » la prise en compte des cas de condamnations pour des motifs politiques, sont nécessaires. L'Ukraine doit « redoubler d'efforts » pour satisfaire les critères du Plan d'action sur la libéralisation des visas, mettre en place un cadre macroéconomique favorable à la reprise de l'aide du FMI, et éviter l'introduction de mesures protectionnistes. (CG)