Bruxelles, 11/01/2013 (Agence Europe) - Les éditeurs musicaux indépendants, représentés par l'Association Impala, demandent à la Commission européenne d'enquêter pour vérifier si les cessions d'actifs auxquelles l'exécutif communautaire a subordonné son autorisation à Sony et Universal Music pour le rachat de leur concurrent EMI (EUROPE n° 10694 et n° 10681) « favorisent effectivement la concurrence et ne confortent pas le duopole existant entre Universal et Sony ». C'est ce qu'indique un communiqué diffusé par l'association vendredi 11 janvier. Selon elle, Universal et Sony avaient été autorisées à racheter EMI à la condition que les cessions d'actifs compensent de façon adéquate les distorsions de concurrence engendrées par l'acquisition de leur concurrent. Les règles imposées par la Commission étaient très strictes: - l'acquéreur ne devait pas avoir de liens avec le vendeur ; - le vendeur ne devait pas tirer un bénéfice des ventes effectuées ni réacquérir une influence de marché sur les actifs vendus ; - les ventes d'actifs ne devaient pas créer d'autres problèmes de concurrence (ce qui exclut toute participation de Sony aux appels d'offres sur les actifs cédés, indique lmpala). Or, il apparaît que Sony et BMG, dont l'étroite collaboration en affaires est connue, ont lancé un appel d'offre pour l'achat de Parlophone et d'autres actifs cédés par Universal/EMI. Par ailleurs, BMG avait été choisi par Sony comme acquéreur des catalogues Virgin et Famous et l'accord avait été annoncé le même jour que BMG avait été déclaré acquéreur de Mute records, cédé par Universal. Ces éléments auraient dû alarmer la Commission, indique l'association, qui estime que la manière dont se déroule le processus de cession d'actifs conforte de fait la position des leaders du marché au détriment des éditeurs indépendants. (FG)