Bruxelles, 11/01/2013 (Agence Europe) - Sylvie Goulard (ADLE, française), en pointe dans le combat du Parlement européen en faveur d'un meilleur équilibre homme-femme dans les fonctions dirigeantes en Europe, demande que le PE ait un droit de regard dans le choix de la présidence du comité de supervision bancaire que la BCE créera une fois intronisée superviseur européen. Elle réagissait à la déclaration, la veille au PE, du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, selon lequel une Française accéderait à une telle fonction (EUROPE n° 10761). Cette Française pourrait être Danièle Nouy, actuellement secrétaire générale de l'Autorité de contrôle prudentiel à la Banque de France, que Mme Goulard juge compétente et sérieuse.
Les négociations interinstitutionnelles sur la création d'un mécanisme unique de supervision bancaire viennent de démarrer avec pour objectif d'aboutir d'ici à fin mars. « L'un des points de divergence, dans ces négociations, est justement la manière de désigner le responsable de la nouvelle autorité de supervision bancaire. Le Conseil des ministres n'entend accorder au Parlement européen que le droit d'émettre un avis. Les députés européens (…) demandent un droit de regard sur ces nominations. Ce n'est pas un détail: transférer, au niveau européen, la responsabilité de la supervision bancaire représente un partage de souveraineté accru. Ce transfert appelle des contrôles démocratiques plus poussés afin que ces organes rendent davantage des comptes », déclare l'eurodéputée dans un communiqué. Et d'ajouter: « La question n'est pas de nommer une Française pour 'dédommager' la France d'avoir accepté un Néerlandais à la tête de l'Eurogroupe mais, dans le respect des équilibres de sexe et d'origine géographique, de faire émerger des candidatures de qualité dans le cadre de procédures transparentes. » (MB)