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Bulletin Quotidien Europe N° 10762
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Les Européens préfèrent un Royaume-Uni en Europe

Dublin, 11/01/2013 (Agence Europe) - Les présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ainsi que la Présidence irlandaise du Conseil de l'UE plaident pour un Royaume-Uni au cœur de l'Europe, alors que le Premier ministre britannique, David Cameron, prône une révision des relations de son pays au sein de l'UE (EUROPE n° 10758). « Le Royaume-Uni est un membre très apprécié de l'UE. C'est dans son intérêt de rester en tant que membre et en tant que membre très actif. J'apprécie sa présence, son action, j'espère qu'il continuera à l'être », a expliqué M. Van Rompuy depuis Dublin, soulignant, tout comme M. Barroso et la Présidence irlandaise qu'il revient au peuple britannique de décider en toute souveraineté.

« Il est dans l'intérêt de l'UE d'avoir le Royaume-Uni au cœur de l'UE. Il a beaucoup œuvré à l'intégration européenne. (…) Nous avons besoin d'un Royaume-Uni fort, impliqué dans l'UE car nous avons besoin d'une Europe forte dans le monde », a expliqué le président de la Commission européenne. Et d'ajouter que « le Royaume-Uni (ayant) toujours été en faveur du libre échange, nous avons besoin de lui dans les négociations » qui vont s'ouvrir en vue d'un accord de libre-échange UE/États-Unis.

Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, est d'avis que « le Royaume-Uni est un acteur clé de l'UE, il a un rôle décisif dans le développement du marché unique, dans les flux internationaux ». « Ce serait une catastrophe si un pays tel que le Royaume-Uni devait quitter l'UE », a-t-il considéré. Pour le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères irlandais, Eamon Gilmore, « nous avons un intérêt très fort à ce que le Royaume-Uni ne reste pas juste mais soit vraiment au cœur de l'UE ». Il a aussi souligné que l'Europe n'est pas un projet à la carte.

L'Irlande, pays géographiquement, économiquement et culturellement proche du Royaume-Uni, souhaite utiliser sa position pour discuter de la situation avec Londres. « Nous avons d'excellentes relations bilatérales. Avec la présidence nous sommes dans une bonne position pour être un honnête courtier et agir comme un ami du Royaume-Uni (…) L'Irlande agira toujours comme un pont » entre l'UE et le Royaume-Uni, a souligné la ministre des Affaires européennes irlandaise, Lucinda Creighton.

Rassurant, M. Van Rompuy a évoqué des discussions avec le Premier ministre britannique au cours desquelles M. Cameron lui aurait indiqué ne pas souhaiter que le Royaume-Uni quitte l'UE et rejeter la solution norvégienne. Pays tiers, la Norvège a accès au marché unique mais n'a pas voix au chapitre dans l'élaboration des textes législatifs. M. Barroso a, quant à lui, espéré que ce débat ne « détourne les gens de ce qui est important: la crise ».

Les États-Unis appellent le Royaume-Uni à rester dans l'UE

De passage à Londres, le secrétaire d'État adjoint aux Affaires européennes des États-Unis, Philip H. Gordon, a appelé le Royaume-Uni à rester dans l'UE. « L'UE possède une voix grandissante dans le monde et nous voulons y voir une voix britannique forte (…) Plus que [celle] des autres, la voix [du Royaume-Uni] au sein de l'Union européenne est indispensable et déterminante pour les États-Unis », a-t-il souligné le 10 janvier. (CG)

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