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Bulletin Quotidien Europe N° 10762
Sommaire Publication complète Par article 14 / 33
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) alimentation

L'EFSA évalue les risques liés aux aliments d'origine non animale

Bruxelles, 11/01/2013 (Agence Europe) - Si les aliments d'origine animale demeurent la source de la grande majorité (90 %) des foyers épidémiques de toxi-infections alimentaires documentés et signalés en Europe, le nombre d'épisodes épidémiques, de cas humains et d'hospitalisation associés à des aliments d'origine non animale augmente, selon l'Autorité européenne des aliments (EFSA).

C'est là le principal enseignement de la première évaluation des risques pour la santé publique, associés aux agents pathogènes susceptibles de contaminer des aliments d'origine non animale, dont les résultats ont été publiés le 8 janvier par l'EFSA.

L'avis scientifique, élaboré par le groupe sur les dangers biologiques de l'EFSA, couvre la période 2007-2011. D'après l'EFSA, les foyers épidémiques d'origine non animale étaient associés à 10 % seulement des foyers épidémiques, mais à 26 % des cas humains, à 35 % des hospitalisations et à 46 % des décès. La contamination en 2011 de la chaîne alimentaire par la bactérie mortelle ECEH, productrice de shigatoxines, présente dans des graines germées importées d'Égypte, a joué un rôle important dans cet impact élevé sur la santé publique. Si l'on exclut les données relatives à cet épisode épidémique, les aliments d'origine non animale ont été à l'origine de 5 % de tous les décès imputables aux foyers épidémiques d'origine alimentaire signalés. Pour aider dans leur tâche les gestionnaires des risques (Commission européenne et États membres), les scientifiques de l'EFSA ont également identifié et hiérarchisé les associations d'aliments et de pathogènes le plus souvent liées à des maladies d'origine alimentaire provenant d'aliments d'origine non animale. Ainsi, pour la période 2007-2011, l'association entre salmonella et les légumes-feuilles consommés crus arrivaient en tête du classement. Suivaient l'association salmonella et bulbes et légumes-tige, puis l'association salmonella et tomates, salmonella et melons, et enfin l'association entre la bactérie pathogène E.coli et les cosses fraîches, les légumineuses ou les graines. (AN)

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