Bruxelles, 09/01/2013 (Agence Europe) - La Slovénie pourrait faire face à une nouvelle crise politique: le Premier ministre conservateur a évoqué, mercredi 9 janvier, une possible démission après avoir été mis en cause par la commission de lutte contre la corruption. « Je vais proposer ma démission à la tête du SDS (parti démocratique slovène) au comité du parti mercredi. Si mes arguments ne les satisfont pas, cela signifiera aussi ma démission en tant que Premier ministre », a déclaré Janez Jansa. « S'ils sont satisfaits de mes explications, je ne démissionnerai pas », a-t-il ajouté. La décision du parti devait être connue dans la soirée, mais la plupart des experts jugent qu'il va lui réaffirmer sa confiance.
La commission slovène de lutte contre la corruption a révélé des irrégularités dans les actifs et les comptes en banque du chef du gouvernement et du maire de centre gauche de la capitale Ljubljana, Zoran Jankovic, rival politique de M. Jansa. Concernant ce dernier, elle fait état de « multiples violations » dans la déclaration de ses biens. « Nous avons découvert que ses biens avaient augmenté de façon inexplicable et disproportionnée de 210 000 euros » entre 2004 et 2012, a dit le président de cette commission, Goran Klemencic. M. Jansa conteste le rapport, jugeant que certains faits ont été « manipulés ». Il a admis seulement avoir été en retard dans la déclaration de certains biens. M. Jankovic a aussi rejeté les accusations de la commission selon lesquelles il n'aurait pas déclaré la hausse de 2,4 millions d'euros constatée sur son compte en banque. Même si les deux hommes conservent leur fonction, le petit pays issu de l'ex-Yougoslavie risque de nouveau d'être entraîné dans la spirale d'une crise politique susceptible de conduire à l'éclatement de la fragile coalition actuellement au pouvoir, redoute le journal Vecer. (LC)