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Bulletin Quotidien Europe N° 10760
INSTITUTIONNEL / (ae) irlande

Dublin mise sur la relance

Dublin, 09/01/2013 (Agence Europe) - Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, mise sur la relance de l'UE. En 2013, il souhaite passer de la réaction et de la gestion de la crise financière à la relance économique. Nous voulons être perçus comme Présidence qui œuvre pour une solution à la crise, pilote la relance, et soit un moteur de la relance. Nous allons déployer nos efforts à 110 % pour travailler « avec tous pour le bien de tous », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse flanqué du vice-premier ministre et du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Soulignant que Dublin assume la présidence lors d'une période « chargée de défis », M. Van Rompuy a souligné que l'Irlande, malgré ses difficultés, était « un bon exemple ». « Vous avez réussi à remplir tous vos objectifs et vous êtes en train de créer un potentiel pour la croissance et la création d'emploi », a-t-il ajouté.

Directement concernée en raison de l'impact du sauvetage du secteur bancaire irlandais sur sa dette publique, l'Irlande souhaite avancer sur la mise en place du mécanisme unique de supervision bancaire, étape obligatoire pour casser le lien entre difficultés bancaires et endettement public excessif. M. Kenny a rappelé le cas particulier de l'Irlande, qui doit, selon lui, être pris en compte par l'Eurogroupe. Il a précisé que la priorité immédiate de son pays était d'avancer dans les négociations avec la BCE sur le coût du sauvetage bancaire national en vue d'alléger la dette du pays. Faisant état de discussions « techniques et complexes », il a quand même espéré les conclure rapidement, « avant mars ».

« La situation s'améliore mais il y a encore beaucoup à faire, cela veut dire aussi améliorer l'union économique et monétaire, entre autres le lancement de l'union bancaire, de rompre avec le cercle vicieux de la crise bancaire et de la dette souveraine, une nouvelle règle pour les exigences en capital CRD4… », a expliqué de son côté le président du Conseil européen, qui a précisé qu'il n'est pas pour l'instant nécessaire de changer les traités pour approfondir l'UEM. « Les quelques idées qui requièrent un changement des traités ne font pas l'objet d'un consensus pour l'instant », a-t-il expliqué.

CFP. La Présidence irlandaise et M. Van Rompuy sont aussi revenus sur l'importance du cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, qui doit être décidé au printemps, idéalement en février pour le président du Conseil européen. Une fois un accord sur le CFP, obtenu au Conseil, la Présidence irlandaise devra débuter les négociations au nom des États membres avec le PE pour plus de 60 textes législatifs liés au cadre financier. « Notre rôle est complémentaire (à celui de M. Van Rompuy): obtenir un accord avec le PE puis aller de l'avant pour les textes législatifs », a expliqué le vice-premier ministre, Eamon Gilmore.

L'Irlande met aussi l'accent sur l'emploi des jeunes. 29 % des jeunes irlandais sont au chômage. « Ce qui intéresse le plus les jeunes c'est de trouver un emploi, cela doit être une priorité pour nous: avec le marché unique, le marché unique du numérique, les accords commerciaux, tout ce qui est nécessaire (pour améliorer l'emploi des jeunes », a expliqué M. Gilmore. Il a, tout comme son Premier ministre, qualifié ce fort taux de chômage des jeunes en Europe comme « inacceptable ». (CG)

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