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Bulletin Quotidien Europe N° 10759
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes déterminée à regagner sa crédibilité

Bruxelles, 08/01/2013 (Agence Europe) - La Grèce fait tout ce qu'il faut pour regagner sa crédibilité, tant vis-à-vis des « peuples d'Europe que des marchés » a déclaré le Premier ministre grec, Antonis Samaras, mardi 8 janvier à Berlin lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande, Angela Merkel, avec qui il a évoqué la mise en œuvre des réformes en Grèce et l'agenda européen. M. Samaras a aussi pris part à une conférence économique organisée par le quotidien Die Welt.

Selon le Premier ministre grec, son pays fait d'« énormes efforts qui vont de pair avec de grands sacrifices afin de remettre les choses sur la bonne voie ». Et de préciser que le contexte social, dans lequel son pays est plongé, est particulièrement douloureux, en particulier à cause du « fléau du chômage, surtout parmi les jeunes ». Selon les estimations de l'Office statistique de l'UE (Eurostat), le taux de chômage des moins de 25 ans a atteint 57,6 % en septembre 2012 en Grèce. Alors que, selon M. Samaras, des mesures « systématiques » ont été prises pour rétablir la situation et « en particulier assurer les liquidités » nécessaires au bon fonctionnement de l'économie, Mme Merkel a estimé qu'il fallait tout faire pour favoriser la croissance économique et garantir la sécurité de l'emploi en Europe.

Mardi, le quotidien grec Ekathimerini affirmait que les besoins en capitaux des quatre grandes banques du pays avaient été sous-estimés. Fin décembre 2012, la Banque de Grèce avait chiffré ces besoins à 27,5 milliards d'euros. Les Européens avaient préalablement donné leur feu vert au versement d'une 1ère tranche d'aide de 16 milliards d'euros destinée à la recapitalisation du secteur bancaire, 7,2 milliards supplémentaires étant attendus en 2013. Selon Ekathimerini, le montant nécessaire pourrait dépasser 30 milliards, notamment à cause des pertes essuyées par les établissements grecs lors de l'opération de rachat de dette de décembre (EUROPE n° 10749). Or, d'après un responsable du Fonds de stabilité financière hellénique, rien ne laisserait présager que les banques visées allaient demander plus de fonds, rapporte Reuters.

Lundi à Berlin, le Premier ministre grec s'était toutefois montré optimiste quant à la capacité de son pays à surmonter les épreuves, voyant désormais le verre « à moitié plein ». Depuis Athènes, son ministre des Finances, Yiannis Stournaras, avait souligné prudemment la nécessité de maintenir le rythme des réformes pour ne pas mettre en danger la confiance que le pays recommence peu à peu à inspirer. (EL)

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