(Dossier réalisé par Camille-Cerise Gessant et Lionel Changeur)
I. INTRODUCTION
Succédant à la République de Chypre, c'est une autre île qui a pris, le 1er janvier 2013, la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. Pour sa septième présidence, l'Irlande est le premier pays sous assistance financière à assumer un tel rôle. Mais pas question pour l'ancien 'tigre celtique', dont les efforts pour assainir sa situation financière ont été salués, de faire de ses difficultés une faiblesse. Le gouvernement de coalition de ce pays, qui a fêté le 1er janvier les 40 ans de son adhésion à l'UE, veut, au contraire, utiliser l'expérience irlandaise au service de l'UE. Tout comme les dernières présidences, et les deux autres pays du trio - la Lituanie au second semestre 2013 puis la Grèce pour les six prochains mois de 2014- la présidence irlandaise mettra avant tout l'accent sur la stabilité, la croissance et l'emploi.
L'Eire (4,5 millions d'habitants) compte aussi faire coïncider priorités nationales et priorités européennes. Elle veut axer ses efforts sur le marché unique, en particulier l'économie numérique alors que le pays accueille de nombreuses entreprises du Web. La mise en place de l'union bancaire, en particulier la supervision bancaire unique, sera aussi une priorité de l'Irlande. Pays tourné vers l'extérieur, l'Eire veut aussi que l'UE avance sur les accords commerciaux avec ses partenaires stratégiques, en particulier les États-Unis. Mais la plus grande tâche de la présidence irlandaise sera d'aider l'UE à se doter d'un cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2014-2020 et des textes législatifs qui s'y attachent, dont la politique de cohésion et la politique agricole commune (PAC).
L'Irlande pourrait être le premier des pays sous tutelle financière de l'UE et du FMI à sortir la tête de l'eau. Son programme triennal d'assistance court en effet jusque fin 2013. L'Irlande espère retourner pleinement sur les marchés financiers dans la seconde moitié de 2013. Elle a d'ailleurs commencé à refinancer sa dette publique en émettant des titres à court terme. Par ailleurs, Dublin cherchera à obtenir auprès de ses partenaires de l'UE et de la Commission européenne un allègement de sa dette bancaire (qui est 64 milliards d'euros au total, en raison des aides versées par le pays lors de la crise bancaire). Depuis 2008, cette dette bancaire nationale pèse lourdement sur ses comptes publics (40% de la dette irlandaise totale !). « Le gouvernement irlandais recherche un moyen de mieux faire face à sa dette bancaire, qui est assez substantielle », confirme une source de la présidence irlandaise. Le pays examine « différentes options » sur la manière de procéder (comme une recapitalisation des banques irlandaises de manière rétroactive). Pour 2013, le déficit public irlandais est estimé à 7,5% du PIB (8,4% en 2012) et la dette devrait culminer à 122,5% (117,6% en 2012), d'après les prévisions économiques d'automne 2012 de la Commission européenne. La situation économique est à la peine en Irlande. La Commission prévoit une faible croissance, de l'ordre de 1,1% en 2013, puis de 2,2% en 2014.
II. ENTRETIEN AVEC LUCINDA CREIGHTON, MINISTRE DES AFFAIRES EUROPÉENNES
Agence Europe (AE) - Vous êtes le 1er pays sous assistance financière qui assure la présidence de l'UE. Cela aura-t-il un effet sur votre présidence? Comment votre expérience concernant le retour à la croissance pourrait aider l'UE à faire de même?
Lucinda Creighton (LC) - Je pense que c'est une grande opportunité. Évidemment, il s'agit d'un défi par rapport à notre dernière présidence, en 2004. Nous sommes dans une conjoncture économique beaucoup plus difficile. Mais cela s'est reflété dans les dernières présidences. Les Danois ont appelé leur présidence « the tap water presidency ». Je pense que l'Irlande sera sur une ligne similaire.
Mais c'est aussi une excellente occasion de montrer à l'Irlande, au reste de l'Union européenne et du monde, qu'un pays sous programme de sauvetage peut récupérer, peut gérer l'agenda européen et faire un bon travail pour exécuter une présidence pragmatique et efficace. L'Irlande a traversé une période très difficile, mais je pense que nous sommes clairement sur la bonne voie. Notre économie va vers la croissance, avec de nombreux signaux positifs quant aux perspectives économiques, et j'espère que ces (éléments positifs) seront plus une source d'inspiration qu'une ingérence au cours de notre présidence.
(AE) Un de vos principaux défis sera le cadre financier pluriannuel (CFP). Comment voyez-vous la suite des négociations? Comment envisagez-vous votre collaboration avec le Parlement européen une fois l'accord conclu au Conseil?
(LC) Nous allons travailler en étroite collaboration avec le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et son équipe pour aider à faire avancer le processus. Nous espérons qu'il sera possible de soumettre le dossier du cadre financier pluriannuel aux chefs d'État et de gouvernement au début de notre présidence.
Nous nous sommes déjà profondément engagés avec le Parlement européen au sujet du CFP. J'ai rencontré tous les rapporteurs et coordinateurs de la commission du budget, à de nombreuses reprises. Nous avons des bonnes relations. J'espère et je crois qu'il sera possible de parvenir à un accord avec le Parlement sur le CFP une fois qu'un accord aura été trouvé au Conseil.
Nous aurons alors la tâche de faire avancer toutes les mesures législatives qui sont nécessaires pour mettre en œuvre le cadre financier pluriannuel à partir de 2014. Nous avons déjà beaucoup travaillé avec toutes les commissions sectorielles du PE pour rapprocher les positions du Conseil et du Parlement. Sur un des dossiers clés comme la politique agricole commune (PAC), je pense qu'il y a une forte possibilité que nous puissions conclure les négociations avec le Parlement européen d'ici la fin de notre présidence. Ce qui serait un excellent progrès, mais cela dépend bien sûr du contenu du CFP.
(AE) Vous avez évoqué la PAC. Pensez-vous que vous trouverez aussi un accord sur la cohésion?
(LC) Tout d'abord, nous devons obtenir une ligne de financement à la fois pour la PAC et la politique de cohésion, les deux principaux instruments d'action de l'UE. C'est un signe positif qu'il y ait eu, lors du sommet de novembre, un accord de principe entre les États membres pour que ces deux politiques soient protégées et sauvegardées dans un certain sens. De notre point de vue, c'est un progrès très important et si un accord de principe tient, alors nous serons en mesure d'avancer assez rapidement au cours de la présidence irlandaise.
Nous pouvons agir comme un intermédiaire honnête, car nous ne sommes pas le principal bénéficiaire de la cohésion. Nous sommes vraiment conscients de l'importance de la cohésion en tant que pays qui en a bénéficié depuis que nous avons rejoint l'UE et je pense que la politique de cohésion a été extrêmement importante dans le développement de l'économie irlandaise au cours des dernières décennies.
Nous allons travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen pour convenir d'un « paquet », nous l'espérons d'ici la fin de notre présidence.
(AE) Le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe est-il aussi une de vos priorités ?
(LC) Le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe est important, bien sûr, afin d'assurer que nous ayons les infrastructures, en particulier dans les domaines des communications et du haut débit. Il est probable que la dotation figurant dans la proposition initiale de la Commission sur le cadre financier pluriannuel ne soit pas retenue, qu'elle ne sera pas aussi importante que ce que la Commission et de nombreux États membres auraient pu espérer. Mais nous devons attendre le résultat des négociations. C'est une priorité de la présidence irlandaise.
(AE) Votre Premier ministre Enda Kenny a dit que votre présidence jouera pleinement son rôle dans une Union qui se rétablit et qui veut restaurer la croissance et l'emploi. Quelles sont vos priorités dans ces domaines ?
(LC) Chaque formation du Conseil se concentrera sur la croissance au cours de la présidence irlandaise. Nous allons essayer d'être créatifs et novateurs dans ce domaine.
Pour nous, le plus grand potentiel de croissance se trouve dans le marché unique. Nous avons un ensemble de propositions sur l'Acte I du marché unique. Une seule des 12 propositions a été entièrement adoptée, il y a donc beaucoup de travail à faire avec les 11 autres. Nous allons aussi commencer à travailler sur les éléments de l'Acte II pour le marché unique, publié en octobre. Nous voyons, par exemple, du potentiel pour conclure les négociations sur la directive sur les qualifications professionnelles. Le paquet sur les marchés publics a bien avancé sous présidence chypriote.
Nous insistons aussi sur la mise en œuvre du marché unique du numérique. Il y a un long chemin à parcourir si nous voulons le mettre en œuvre. Nous allons accorder la priorité notamment à la signature électronique et la protection des données. Nous allons essayer d'avancer sur l'ensemble de ces propositions pour améliorer le potentiel de développement de l'UE dans ce domaine.
(AE) Que comptez-vous faire sur la gouvernance économique, l'Union bancaire, et le semestre européen?
(LC) Cela fait beaucoup de choses. Tout d'abord, le semestre européen est à ses débuts. Il y a des leçons qui peuvent être tirées de l'expérience de l'an dernier et de l'année précédente. Nous voulons voir un engagement plus actif par exemple du Parlement européen et des parlements nationaux. Et il y aura des propositions sérieuses à prendre en compte au sein des différentes parties prenantes (Conseil, Parlement européen et Commission) sur la façon de gérer ce processus. L'Union bancaire est une très grande priorité pour la présidence irlandaise. (…) Nous souhaitons aller de l'avant et faire en sorte que le mécanisme de supervision unique soit mis en place au cours de 2013 et j'imagine que nous allons mettre en place les éléments de base pour que cela se fasse. Et il y a bien sûr d'autres éléments dans l'Union bancaire sur lesquels nous espérons pouvoir avancer: système de dépôt à l'échelle européenne, mécanisme de résolution des défaillances bancaires. Toutes ces choses entrent en jeu, mais la première étape est le mécanisme de supervision unique.
(AE) L'Irlande voudrait une Europe plus ouverte et renforcer ses liens commerciaux avec les pays tiers. Pourquoi et quelles sont vos priorités en termes de commerce international?
(LC) L'UE doit bénéficier du processus de mondialisation. Nous avons vu la croissance ralentir ces dernières années, nous avons besoin de trouver de nouvelles façons de la stimuler. Le commerce avec d'autres régions, en particulier les régions émergentes, a le potentiel d'insuffler une nouvelle vie dans l'économie européenne.
Nous sommes en train de conclure un accord commercial avec le Canada. Nous espérons que nous pourrons faire des progrès dans celui avec le Japon. La principale priorité serait un accord commercial avec les États-Unis qui, selon nous, a le potentiel de contribuer de manière significative au PIB de l'UE et des États-Unis. Ce sera un sujet central au menu d'une réunion ministérielle informelle sur le commerce à Dublin en avril. Nous espérons que d'ici la fin de la présidence irlandaise nous conviendrons d'un mandat de négociation pour avancer dans les discussions avec les États-Unis.
(AE) Que va faire la présidence irlandaise pour le programme Horizon2020 ? Est-ce aussi une priorité ?
(LC) Il s'agit d'un programme qui est très ambitieux dans son ampleur et ses objectifs. L'argent qui est prévu pour le 7ème programme cadre et les autres programmes qui y sont liés va être approximativement doublé comparé au CFP actuel, il y a donc une augmentation substantielle. Cela montre que l'UE se concentre davantage sur l'innovation et la recherche et le développement. Il s'agit d'un outil très important pour être concurrentiel, pour avoir une valeur ajoutée concernant notre approche de la croissance économique et pour assurer que nous soyons utiles à l'économie mondiale à l'avenir. Donc, c'est vraiment très important. C'est important pour les entreprises, les investissements étrangers, les universités, les entrepreneurs.
Ceci a un énorme potentiel et impact dans toute l'UE. C'est ce type d'instrument de croissance qui est nécessaire, tout comme les politiques traditionnelles que sont la cohésion et la PAC. Je suis très favorable à la proposition de la Commission et nous ne manquerons pas de donner la priorité à Horizon 2020 au cours de notre présidence.
(AE) Quelles sont vos priorités en termes de justice et affaires intérieures? La révision de la politique d'asile sera-t-elle terminée sous votre présidence?
(LC) Nous l'espérons, et ce sera une priorité pour nous. Ce sera peut-être difficile de trouver un consensus entre les États membres, mais notre ministre est vraiment déterminé à faire des progrès significatifs au cours de la présidence irlandaise sur la politique d'asile. Je pense que ce sera notre sujet central concernant la justice et les affaires intérieures. J'ai aussi mentionné la protection des données. La question des avoirs d'origine criminelle (criminal asset) sera aussi à l'ordre du jour de la réunion informelle en janvier.
(AE) Au sujet de l'élargissement et de la politique de voisinage, quelles sont vos ambitions ?
(LC) Nous avons l'intention d'ouvrir au moins un chapitre avec la Turquie. Cela nécessitera bien sûr le déblocage de certains chapitres. Nous pensons qu'il existe un potentiel pour que cela se produise. Il est important, en particulier dans le contexte des événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qu'il y ait un certain élan injecté dans le processus avec la Turquie. Il a été gelé pendant trop longtemps. Et ce sera donc pour nous une priorité.
Nous espérons que nous pourrons fixer une date pour les négociations d'adhésion avec la Serbie et avancer sur la question de la Macédoine. Nous avons également l'intention d'ouvrir tous les chapitres significatifs avec l'Islande, à l'exception peut-être des chapitres sur l'agriculture et la pêche.
Au sujet du partenariat oriental, nous espérons que nous pourrons initier un accord de stabilisation et d'association avec la Moldavie d'ici la fin de la présidence irlandaise, en vue d'une signature complète au sommet du partenariat oriental (fin novembre 2013). Ce sera un axe important pour nous.
III. UNION BANCAIRE, STABILITÉ, EMPLOIS, CROISSANCE
La priorité numéro un dans le domaine du Conseil Affaires économiques et financières (Conseil ÉCOFIN) est de faire avancer l'union bancaire, notamment en finalisant les négociations avec le PE sur le superviseur unique sous l'égide de la Banque centrale européenne (BCE) et en faisant progresser les travaux sur les systèmes nationaux de garantie des dépôts à l'échelle européenne et sur le mécanisme de résolution des défaillances bancaires. La présidence irlandaise espère conclure les travaux au Conseil sur le superviseur unique d'ici fin mars et ceux avec le PE d'ici fin juin, conformément aux conclusions du Conseil européen. La présidence irlandaise considère des avancées dans cette union bancaire comme cruciales pour la stabilité de la zone euro et d'intérêt national pour Dublin. Autre priorité: la directive sur les fonds propres.
Le calendrier provisoire du semestre table sur des discussions au Conseil ÉCOFIN du 22 janvier sur les thèmes suivants: accord politique sur le deuxième paquet gouvernance économique ('Two Pack'), taxe sur les transactions financières (coopération renforcée à laquelle l'Irlande ne compte pas participer). Le calendrier prévoit par ailleurs un état des travaux le 12 février sur le mécanisme de supervision unique (banques). En mars, l'ordre du jour se fait un peu plus lourd avec l'objectif d'une approche générale sur la proposition établissant un cadre de résolution des institutions bancaires et un état des lieux sur la directive 'garantie des dépôts'. Le semestre européen 2013 figure au menu des Conseil ÉCOFIN de janvier, février, mars et juin (contributions au Conseil européen). Le Conseil ÉCOFIN de juin (21) devrait parvenir, selon les prévisions, à un accord politique sur la directive taxation de l'énergie et faire le point sur le mécanisme de supervision unique (état des lieux sur sa mise en œuvre).
La première des priorités pour l'Union est de stimuler une croissance créatrice d'emploi, estime la présidence irlandaise dans son document présentant ses priorités. Cependant, la croissance ne peut se développer qu'en se fondant sur une stabilité économique. C'est pourquoi la présidence irlandaise travaillera à mettre efficacement en œuvre les nouvelles mesures de gouvernance économique de l'Union et notamment le semestre européen. Ce processus permettra aux États membres, et à l'Union européenne dans son ensemble, de conduire les réformes et créer les conditions indispensables à la croissance.
L'Irlande a en point de mire notamment le taux de chômage très élevé chez les jeunes, et souhaite faire progresser l'examen des propositions sur la 'garantie européenne pour la jeunesse'. Celle-ci vise à éviter que les jeunes restent au chômage pendant plus de quatre mois de suite. Le taux de chômage des jeunes est de 29% en Irlande, de 58% en Grèce et de 50% en Espagne. L'Irlande compte sur la diffusion des bonnes pratiques pour juguler ce fléau.
L'Irlande accorde un degré de priorité élevé aux mesures inscrites dans les Actes pour le marché unique. La présidence irlandaise compte mettre l'accent sur le renforcement de l'économie numérique en Europe en favorisant des mesures dans les domaines de la cyber-sécurité, l'identification et les signatures électroniques, la protection des données ainsi que le déploiement de réseaux à très haut débit et l'accessibilité du web. Le mécanisme pour l'interconnexion en Europe peut apporter les infrastructures coordonnées dans les domaines de l'énergie, des transports et des télécommunications « dont nous avons besoin pour la croissance future ».
La présidence irlandaise compte prendre une série de mesures à l'attention des petites et moyennes entreprises, « colonne vertébrale de l'économie européenne », dont un meilleur accès au crédit, aux possibilités de marchés publics et au financement de recherche.
La présidence irlandaise attend avec intérêt le lancement, à Dublin le 10 janvier 2013, de l'Année européenne des citoyens.
IV. CADRE FINANCIER 2014-2020: VAN ROMPUY AUX COMMANDES
Selon la présidence irlandaise, il revient surtout au président Van Rompuy de décider de la suite des négociations sur le cadre financier pluriannuel, puisque « le dossier est arrivé à son niveau et il y restera ». « Nous sommes prêts à l'aider de toutes les manières possibles, mais c'est à lui de traiter le sujet », indique une source irlandaise. Lorsqu'un accord aura été ficelé, la présidence aura un rôle important à jouer pour ficeler tout l'accord et les politiques sectorielles qui en découlent. Il y a un Conseil européen prévu début février, et il faudra attendre dans les semaines qui viennent le jugement du président du Conseil européen sur le moment où il souhaite soumettre ce dossier aux dirigeants de l'UE. L'Irlande estime qu'en novembre au Conseil européen il y a eu de bons progrès enregistrés sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 et que l'UE était « proche d'un accord final ». C'est à M. Van Rompuy de voir s'il compte oui ou non produire un nouveau document de compromis ou repartir du dernier texte sur la table en novembre.
La présidence irlandaise espère amener le Conseil à un accord politique en juin sur la réforme de la PAC. Elle espère, selon un calendrier provisoire, que le Conseil Affaires générales du 4 février aboutira à une approche générale partielle sur le paquet législatif sur la politique de cohésion.
V. UN REGARD TOURNÉ AUSSI VERS L'EXTÉRIEUR
La présidence irlandaise veut aussi mettre l'accent sur l'action extérieure. Dublin considère que la reprise européenne ne pourra pas se faire dans l'isolement et que l'UE doit être un partenaire efficace sur la scène mondiale.
Développer les accords commerciaux avec les partenaires stratégiques. Pays très tourné vers l'extérieur, l'Eire aimerait développer le commerce extérieur de l'UE. Pour la présidence irlandaise, il pourrait aider à la relance de la croissance européenne avec « un engagement gagnant-gagnant avec ses partenaires ». L'Irlande veut renforcer les relations commerciales et ouvrir de nouveaux marchés avec les pays tiers, en particulier les régions émergentes.
Alors que l'UE vient de signer l'accord de libre échange avec Singapour et en finalise un autre avec le Canada, la présidence irlandaise, tout comme les deux autres de du trio (Lituanie et Grèce), veut faire avancer les accords commerciaux et d'investissement avec les principaux partenaires commerciaux de l'UE - les États-Unis, le Japon, l'Inde, la Chine, le Canada, la Russie et le Brésil - au niveau bilatéral et multilatéral. L'Eire souhaite avancer dans les négociations avec le Japon pour lesquelles la Commission a reçu un mandat. Mais elle place en priorité un accord d'association avec les États-Unis. L'Irlande voudrait qu'avant la fin de sa présidence la Commission ait reçu un mandat pour négocier cet accord. Mais il ne sera pas simple à trouver car certains domaines sont sensibles. L'Europe tique sur l'agriculture alors que les États-Unis ont un souci avec les achats publics et l'alignement réglementaire. Selon le ministre des Affaires étrangères et du Commerce Eamon Gilmore, des accords de libre échange avec le Japon, Singapour, le Canada et les États-Unis permettraient d'améliorer la croissance européenne de 2%. Le trio de présidences pense aussi à des négociations en vue d'un accord bilatéral d'investissement avec la Chine.
Preuve de l'importance du commerce extérieur, un Conseil informel, prévu les 17 et 18 mai 2013, portera sur le sujet, en particulier l'accord avec les États-Unis. Le Conseil Affaires étrangères Commerce de juin 2013 reviendra sur cette question.
Relancer l'élargissement avec la Turquie. La présidence irlandaise mise aussi sur l'élargissement. Rappelant que sous sa dernière présidence, en 2004, dix pays sont entrés dans l'UE, la ministre des Affaires européennes irlandaise, Lucinda Creighton veut « injecter une nouvelle dynamique » au processus d'élargissement. « Il y a une opportunité en or pour avancer », explique-t-elle, mettant en avant les Balkans. « Nous souhaitons nous engager avec les pays candidats, les pays aspirants (à devenir candidats) pour relancer le processus », ajoute-t-elle.
L'Eire souhaite avancer concernant une date d'ouverture des négociations avec la Serbie et espère des progrès avec la Macédoine (ARYM). La Commission européenne doit présenter, au printemps, des rapports sur les progrès de la Serbie et de la Macédoine, en vue de l'ouverture de négociations d'adhésion, et un rapport sur le Kosovo, en vue de la négociation d'un accord d'association et de stabilisation.
Dublin veut relancer, en priorité, les négociations avec la Turquie, alors que les relations ont été gelées entre Ankara et la présidence de l'UE sous présidence chypriote. L'Irlande aimerait l'ouverture d'au moins un chapitre sous sa présidence. Mais pour cela, des chapitres devront être débloqués par les États membres. Lucinda Creighton croit qu'il existe un « potentiel » pour ce déblocage. Pour la ministre des Affaires européennes, en raison des événements du printemps arabe, il serait important de donner un nouvel élan au processus d'adhésion de la Turquie, « gelé depuis trop longtemps ». L'Irlande souhaite aussi progresser sur la politique des visas envers Ankara.
Dublin a pour ambition d'ouvrir tous les chapitres de négociation d'adhésion avec son voisin islandais, à l'exception des plus sensibles sur l'agriculture et la pêche. Le processus d'élargissement et celui des accords d'association et de stabilisation seront au menu des Conseil Affaires générales du 23 avril et du 25 juin, à Luxembourg.
Avancer avec le voisinage oriental et méditerranéen. Géographiquement éloignée des voisins orientaux et méditerranéens de l'UE, l'Irlande compte travailler sur les deux tableaux.
Au niveau du partenariat oriental, la présidence veut avancer avec la Moldavie, pour conclure un accord d'association et de stabilisation, dont une zone de libre échange complet et approfondi, avant fin juin, afin de le signer lors du sommet du partenariat oriental, sous présidence lituanienne, fin novembre 2013. Pour l'ambassadeur irlandais Rory Montgomery, si l'Ukraine est un partenaire important et significatif et que l'Eire souhaite que la zone de libre échange approfondi et complet soit mise en place aussi rapidement que possible, Kiev doit progresser sur un certain nombre de questions mises en avant par l'UE. Plus généralement, les présidences irlandaise, lituanienne et grecque souhaitent que le Conseil, sur la base de la feuille de route, œuvre au renforcement de l'association politique et à l'approfondissement de l'intégration économique avec les pays du partenariat oriental. Le trio considère comme une priorité la finalisation des négociations sur les zones de libre échange complet et approfondi avec la Géorgie et l'Arménie, en plus de la Moldavie.
Dans leur programme commun, Irlande, Lituanie et Grèce précisent que le Conseil poursuivra aussi les travaux sur le soutien à la transition démocratique et au développement socio-économique des voisins du Sud de la méditerranée avec, entre autres, le renforcement de l'Union pour la Méditerranée en mettant l'accent sur des projets concrets. Le voisinage sud est au programme de tous les Conseil Affaires étrangères sous présidence irlandaise. Les ministres devraient revenir sur le processus de paix au Proche Orient en janvier, mars et mai 2013.
Le développement à l'honneur. L'Irlande compte également soutenir le travail de la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton concernant le renforcement des relations avec les voisins de l'UE. Pour le trio, l'UE doit continuer à œuvrer pour la stabilité et la prospérité à travers le monde. La présidence irlandaise, comme les deux autres du trio, souhaite mettre l'accent sur le développement, la politique humanitaire et en particulier sur la crise alimentaire et le changement climatique. Dublin souhaite se concentrer sur l'examen des Objectifs du Millénaire pour le développement (ODM) et sur les préparations internes pour la discussion sur l'agenda du développement mondial après 2015, pour assurer la cohérence de la position européenne dans ce processus. L'Irlande travaillera aussi pour le renforcement des relations UE-Nations unies, en particulier dans le domaine de la gestion des crises et les opérations de soutien de la paix.
VI ABOUTIR SI POSSIBLE SUR LES RÉFORMES AGRICULTURE ET PÊCHE
La présidence irlandaise de l'UE ambitionne, au cours du premier semestre de 2013, d'amener le Conseil à un accord politique d'ici fin juin sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) et aussi sur la réforme de la politique commune de la pêche (PCP). Mais la présidence reste prudente car l'accord sur la réforme de la PAC dépendra bien entendu des résultats du Conseil européen de début février qui tentera de parvenir à un compromis sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020. « La première priorité sera la réforme de la PAC et la présidence irlandaise tentera de faire progresser ce dossier autant que possible », nous confie une source. La présidence recherche un résultat sur cette réforme qui garantisse une intensification durable de la production, une gestion de l'environnement et le maintien d'une économie rurale dynamique.
Dublin et les deux présidences suivantes de l'UE - la Lituanie puis la Grèce - précisent de même, dans un document commun, qu'elles veulent « finaliser les réformes de la PAC et de la politique commune de la pêche », une fois qu'aura été arrêté le cadre financier de l'Union pour les sept prochaines années.
Selon le ministre irlandais de l'Agriculture, Simon Coveney, il sera difficile de conclure la réforme de la PAC d'ici la fin du mois de juin. En cas d'échec, la situation sera ensuite plus délicate encore en raison des élections en Allemagne et en Autriche, puis de l'entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne en 2014.
Le président en exercice du Conseil agricole présentera le 28 janvier à ses homologues de l'UE son programme de travail pour le semestre. La réforme de la PAC- paiements directs, organisation commune de marché unique, règlement financier, développement rural - sera à l'ordre du jour de cette première session ministérielle de l'année, ainsi que de celles des 25 et 26 février, des 18 et 19 mars, des 22 et 23 avril (à Luxembourg) et des 13 et 14 mai, dans l'espoir de parvenir à un accord politique les 25 et 26 juin (à Luxembourg).
Le Conseil Agriculture de mars devrait également être consacré à la présentation par la Commission européenne de propositions de révision de la législation sur la santé animale, la santé des plantes, la commercialisation et la production de semences et de matériels de multiplication, les contrôles officiels dans ces domaines et les dépenses pour la sécurité alimentaire. Un bilan des travaux sur ces dossiers est prévu en juin.
La Commission devrait aussi présenter en mai au Conseil une communication pour une « nouvelle stratégie forestière ».
Enfin, la traditionnelle réunion informelle des ministres de l'Agriculture se tiendra en Irlande (Dublin) du 26 au 28 mai.
Parallèlement aux négociations sur la réforme de la PAC, le Conseil poursuivra son travail sur l'adaptation de la législation agricole au Traité de Lisbonne. Il compte également, selon le document des trois présidences, « examiner et, si nécessaire, affiner les résultats des précédentes réformes sectorielles de la PAC ». Dans ce contexte, il « attend avec intérêt l'évaluation par la Commission des réformes de 2007-2008 des fruits et légumes et du vin et l'examen de toutes les propositions législatives que la Commission jugera nécessaires ».
Également à l'ordre du jour pour la période du 1er janvier 2013 au 30 juin 2014, selon les trois présidences: la politique de promotion des produits agricoles, des propositions attendues en 2013 sur l'agriculture biologique, la législation sur la santé animale et la législation dans le domaine phytosanitaire, mais aussi une proposition sur le clonage pour la production alimentaire attendue à la lumière du rapport de la Commission de 2010 qui soulignait, entre autres, la nécessité de tenir compte des inquiétudes en matière de bien-être animal liées à la pratique du clonage.
Sur la pêche, la présidence irlandaise salue les progrès réalisés sous présidence chypriote sur la réforme de la PCP (approche générale partielle sur le règlement de base, l'organisation commune des marchés et le Fonds européen pour la pêche), et espère amener les ministres à un accord politique sur ces trois textes lors du Conseil des 24 et 25 juin à Luxembourg. Parmi les autres sujets à l'ordre du jour en matière de politique de pêche figurent l'état des lieux des négociations UE/Maroc sur un nouvel accord bilatéral de pêche (fin février) ou encore (fin avril) des lignes directrices sur l'aquaculture.
En matière de santé publique, la présidence table sur une éventuelle approche générale concernant la nouvelle directive sur les produits du tabac.
De leur côté, les ministres de l'Environnement et de l'Énergie de l'UE doivent débattre en mars et en juin des aménagements à apporter aux directives sur les énergies renouvelables et la qualité de l'essence et du diesel. Les ministres de l'Environnement de l'UE devraient aussi discuter d'une proposition sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des bénéfices découlant de leur utilisation dans l'Union.
CALENDRIER DU SEMESTRE SOUS PRÉSIDENCE IRLANDAISE (janvier-juin 2013)
Janvier
14-17 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
15 Conférence « Nourrir la planète en 2050 »
17-18 Réunion informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'UE (Dublin)
20 Réunion informelle des ministres des Affaires européennes (Dublin)
21 Eurogroupe (Bruxelles)
22 Conseil « Affaires économiques et financières » (ECOFIN) (Bruxelles)
28 Réunion informelle du Comité stratégique sur l'immigration, les frontières et l'asile (SCIFA)
(Dublin)
28-29 Conseil «Agriculture et pêche» (Bruxelles)
30 Conférence sur l'enseignement supérieur (Dublin)
31 Conseil «Affaires étrangères» (CAE) (Bruxelles)
Février
1 Séminaire sur la défense (Dublin)
4 Conseil «Affaires générales» (CAG) (Bruxelles)
4-7 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
6-8 Justice et affaires intérieures (JAI) - Réunions bilatérales entre les hauts fonctionnaires de l'Union
européenne et des États-Unis (Farmleigh-Dublin)
7-8 Réunion informelle EPSCO (ministres de l'Emploi et des Affaires sociales) (Dublin)
7-8 Conseil européen (Bruxelles)
11 Eurogroupe (Bruxelles)
12 Conseil « Affaires économiques et financières » (ECOFIN) (Bruxelles)
14-15 Conférence des acteurs de la bioéconomie (Dublin)
15 Conseil «Éducation, jeunesse, culture et sport» (EJCS) (Bruxelles)
18 Conseil « Affaires étrangères » (CAE) (Bruxelles)
18-19 Conseil «Compétitivité» (COMPET) (Bruxelles)
18-19 Conférence sur « L'identité professionnelle des formateurs d'enseignants » (Dublin)
21-22 Réunion informelle des ministres de la Défense (Dublin)
22 Conseil «Transports, télécommunications et énergie» (TTE énergie) (Bruxelles)
25-26 Conseil «Agriculture et pêche» (AGRI) (Bruxelles)
28 143èmeréunion du bureau du Comité des régions (Kilmainham-Dublin)
28 Conseil «Emploi, politique sociale, santé et protection des consommateurs» (EPSCO) (Bruxelles)
Mars
4 Eurogroupe (Bruxelles)
4-5 Réunion informelle des ministres de la Santé (Dublin)
5 Conseil ECOFIN (Bruxelles)
6-7 Forum de communications de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Dublin)
7 Conférence sur le sport (Dublin)
7-8 Comité de la protection sociale (Dublin)
7-8 Réunion informelle des ministres de la justice et des affaires intérieures (JAI) (Bruxelles)
11 Conseil «Affaires générales» (CAG) (Bruxelles)
11 Conseil «Affaires étrangères» (CAE) (Bruxelles)
11-14 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
11 Conseil «Transports, télécommunications et énergie» (TTE) (Bruxelles)
11-12 Réunion informelle du Comité de l'emploi (EMCO) (Dublin)
13-14 Réunion informelle Relations extérieures (Dublin)
14-15 Conseil européen (Bruxelles)
18-19 Conseil Agriculture et Pêche (Bruxelles)
19-20 Conférence sur une meilleure pratique des contrôles et évaluations pour améliorer l'apprentissage et
l'enseignement (Dublin)
21 Conseil Environnement (Bruxelles)
22-23 GYMNICH (réunion informelle des ministres des affaires étrangères) (Dublin)
23-24 Réunion informelle des ministres de l'Énergie (Dublin)
24-26 Conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la
politique de sécurité et de défense commune (PSDC) (Dublin)
28 Conférence internationale sur la sécurité routière (RSA) (Dublin)
Avril
4 Groupe «Aide humanitaire et aide alimentaire» (COHAFA) (Farmleigh-Dublin)
8-9 Réunion des coordinateurs nationaux «Drogues » (Dublin)
11-12 Groupe d'experts sur les radiocommunications (RCEG) (Dublin)
11-14 Rencontres informelles européennes sur le théâtre (lieu à déterminer)
12-13 Eurogroupe (Dublin)
12-13 Réunion informelle des ministres de l'ECOFIN (Dublin)
15-16 Évènement de haut niveau sur la faim, l'alimentation et la justice climatique (Dublin)
15-18 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
16-18 Réunion des chefs des services vétérinaires (CVO) (Dublin)
17-18 Groupe «Droits de l'homme» (COHOM) (Farmleigh- Dublin)
17-18 Réunion informelle des ministres du commerce (UE/États-Unis) (Dublin)
18 Table ronde de la confédération des industries et des employeurs irlandais (IBEC) (Dublin)
22 Conseil «Affaires étrangères» (CAE) (Luxembourg)
22-23 Réunion informelle des ministres de l'Environnement (Dublin)
22-23 Conseil «Agriculture et pêche» (Luxembourg)
23 Conseil «Affaires générales» (CAG) (Luxembourg)
25 Conférence sur le tourisme (Dublin)
25 Réunion informelle du Comité budgétaire du Conseil (Dublin)
29-30 Conférence sur l'égalité des sexes et la stratégie EUROPE 2020 (Dublin)
Mai
1-3 Réunion informelle du Conseil «Compétitivité» (Dublin)
7-8 Conférence Plan SET (Kilmainham- Dublin)
7-8 Réunion ciblée de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Dublin)
9 Conférence de la Journée de l'Europe (Dublin)
9-10 Réunion des représentants de la Cour de justice de l'UE (Dublin)
13-14 Justice et affaires intérieures (JAI) - Réunions bilatérales entre les ministres de l'Union européenne
et des États-Unis (Farmleigh)
13-14 Conseil «Agriculture et pêche» (Bruxelles)
13-14 Conférence de haut niveau sur l'e-santé (Dublin)
13 Eurogroupe (Bruxelles)
14 Conseil ECOFIN (Bruxelles)
14-15 Carrières et mobilité des chercheurs (Dublin)
15-17 Plateforme européenne pour la recherche dans la biodiversité (Dublin)
15-17 Réseau Camden regroupant les autorités compétentes en matière de recouvrement d'avoirs
(CARIN) (bureau des avoirs criminels) (Kilmainham-Dublin)
16-17 Troisième congrès international sur les forêts de plantation (Dublin)
16-17 Conseil « Éducation, jeunesse, culture et sport » (EJCS) (Bruxelles)
16-17 Conférence sur le droit européen des sociétés et le gouvernement d'entreprise (Dublin)
20-21 Réunion des directeurs de la pêche (Cork)
20-23 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
22-23 Conférence du Fonds social européen (Loughlinstown)
22-23 Réunion du groupe de hauts fonctionnaires des Directeurs de la protection civile (Dublin)
22-23 Conseil «Compétitivité» (COMPET) (Bruxelles)
22 Conseil européen (Bruxelles)
24 Conférence sur la concurrence et les consommateurs en Europe (Dublin)
26-28 Réunion informelle des ministres de l'Agriculture (Dublin)
27 Conseil «Affaires étrangères» (CAE) Développement (Bruxelles)
28-29 Comité chargé des aspects civils de la gestion des crises (Farmleigh-Dublin)
28 Conseil «Affaires générales» (CAG)
28-29 Conférence sur les moteurs de la compétitivité et de la durabilité (Dublin)
30 Groupe de hauts fonctionnaires des Directeurs de l'eau et du milieu marin (Dublin)
Juin
5-7 Semaine des régions innovantes en Europe (WIRE IV) (Cork)
6-7 Réunion informelle des ministres de la Justice et des affaires intérieures (JAI) (Bruxelles)
6 Conseil «Transports, télécommunications et énergie» (TTE télécommunications) (Luxembourg)
7 Conseil «Transports, télécommunications et énergie» (TTE énergie) (Luxembourg)
10 Conseil «Transports, télécommunications et énergie» (TTE transports) (Luxembourg)
10-12 Conférence sur les PME européennes (Dublin)
10-13 Plénière du Parlement européen (Strasbourg)
13-14 Réunion formelle du Comité de l'éducation (Kilmainham- Dublin)
13-14 Comité de l'Espace européen de la recherche (CEER) (Dublin)
18 Conseil «Affaires étrangères» (CAE) Commerce (Luxembourg)
18 Conseil «Environnement» (Luxembourg)
19-20 Assemblée stratégique numérique (ASN) (Dublin)
20 Eurogroupe (Luxembourg)
21 Conseil ECOFIN (Luxembourg)
20-21 Conseil «Emploi, politique sociale, santé et protection des consommateurs» (EPSCO)
(Luxembourg)
24 Conseil «Affaires étrangères» (Luxembourg)
24 Conférence: l'élargissement et les Balkans occidentaux - 10 ans après Thessalonique (Farmleigh-
Dublin)
24-25 Conseil «Agriculture et pêche» (Luxembourg)
25 Conseil «Affaires générales» (GAC) (Luxembourg)
27-28 Conseil européen (Bruxelles)