Bruxelles, 08/01/2013 (Agence Europe) - Le 3 janvier, la Française Michèle Rivasi, vice-présidente du groupe des Verts-ALE au Parlement européen, a interpellé l'Agence européenne des médicaments (EMA) sur les risques de complications thrombo-veineuses des pilules contraceptives de 3ème et 4ème génération, en réaction à une plainte déposée en France à l'encontre du groupe pharmaceutique Bayer.
Le 14 décembre, une jeune femme a déposé plainte contre Bayer estimant que la pilule de 3ème génération qu'elle utilisait, commercialisée par le groupe pharmaceutique, était à l'origine de son handicap survenu suite à un AVC. La députée a demandé à l'agence européenne quelles étaient les conditions préalables à la mise sur le marché de ces contraceptifs et posé des questions sur l'éventuel déclenchement d'une alerte au niveau européen en cas de menace grave pour la santé, comme la nouvelle législation européenne sur la pharmacovigilance le permet désormais.
« Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament, la France est le pays qui prescrit le plus la pilule de 3ème génération. Ceci est d'autant plus étonnant que ces pilules de 3ème et 4ème génération sont bien plus chères que les précédentes alors qu'elles sont moins dosées. L'alerte a été donnée en France mais qu'en est-il dans les autres pays membres de l'Union européenne ? », souligne Mme Rivasi dans un communiqué. Estimant qu'il existe un véritable manque d'information des médecins sur les risques de ces pilules contraceptives, la députée a demandé à l'EMA comment elle comptait s'y prendre pour renforcer l'information aux médecins et pourquoi il n'était pas possible de retirer tout bonnement les pilules en question plutôt que de formuler des mises en garde. (IL)