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Bulletin Quotidien Europe N° 10759
Sommaire Publication complète Par article 14 / 20
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) numÉrique

Les cyber-menaces les plus fréquentes en 2012, rapport ENISA

Bruxelles, 08/01/2013 (Agence Europe) - L'agence européenne de cyber-sécurité (ENISA) a publié, mardi 8 janvier, une étude complète sur les cyber-menaces en 2012. Ce rapport, qui identifie et énumère les principales menaces cybernétiques et leurs tendances constatées l'an dernier, conclut que les attaques de type « drive-by » sont devenues aujourd'hui le principal danger sur les réseaux. « C'est la première et la plus complète analyse sur les menaces cybernétiques connues à ce jour et un point de référence pour les cyber-décideurs en termes de politique de sécurité pour toutes les parties prenantes », a déclaré le président de l'ENISA, Udo Helmbrecht.

Le rapport de l'ENISA résume 120 rapports récents de 2011 et 2012 provenant de l'industrie de la sécurité, mais aussi des réseaux d'excellence, des organismes de normalisation et d'autres organismes indépendants. Il présente par conséquent un panorama complet des cyber-menaces actuelles et des nouvelles tendances, avec un « top 10 » des menaces les plus fréquemment rencontrées dans le domaine des technologies émergentes. Les domaines étudiés sont l'informatique mobile, les médias sociaux, les infrastructures essentielles, les infrastructures de fiducie, l'informatique en nuage et les données massives.

Le rapport établit de la manière suivante les menaces les plus fréquemment rencontrées, par ordre décroissant: 1) les attaques drive-by (code malveillant injecté dans le système afin d'exploiter les vulnérabilités du navigateur Web) ; 2) les virus Vers (de type Trojans) ; 3) les attaques d'injection de code ; 4) les kits d'exploitation (programme prêt à l'emploi afin d'automatiser le cyber-crime) ; 5) les Botnets (ordinateurs hackés, contrôlés à distance) ; 6) les attaques par déni de service (DDoS/DoS) ; 7) le phishing (fraudes via courriels et sites internet) ; 8) la compromission des informations confidentielles (violation de données) ; 9) le rogue ou scareware (logiciels malveillants et faux logiciels de sécurité) ; 10) les courriers indésirables.

Enfin, l'Agence apporte un certain nombre de conclusions pour l'industrie et ses intervenants sur la façon de mieux lutter contre les cyber-menaces pour les entreprises, les citoyens et l'économie numérique au sens large. L'ENISA suggère par exemple d'utiliser une terminologie commune dans les rapports de menaces, de prendre en compte la perspective de l'utilisateur final, de développer des cas d'utilisation pour les panoramas de cyber-menaces, de recueillir des renseignements sur les incidents de sécurité (y compris le point de départ et la cible des attaques), d'effectuer des changements dans les contrôles de sécurité pour tenir compte des menaces émergentes, de recueillir et d'élaborer de meilleurs preuves concernant les vecteurs d'attaques (méthodes) et concernant l'impact atteint par les attaquants, et de recueillir et conserver des informations plus qualitatives sur les agents de menace. (IL)

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