Le marché européen se porte bien. Le classement des 100 premières sociétés du logiciel européennes, publié par la société de capital-risque Truffle Capital, montre que le marché se porte bien malgré la crise. Le chiffre d'affaires global des sociétés concernées a bondi de 20 % en 2011 à 37,2 milliards d'euros, leurs bénéfices progressant de 14 % à 6,6 milliards d'euros. Mais les disparités sont toujours plus fortes entre les éditeurs: les 25 premiers du classement représentent en effet 76 % de ventes contre 63 % en 2010. Et, à eux seuls, les cinq premiers du secteur réalisent 53 % du chiffre d'affaires et 66 % des profits. À l'autre bout du classement, les 50 derniers représentent à peine 5 % des profits. Avec un chiffre d'affaires de 13,98 milliards d'euros, l'allemand SAP (15 860 employés) reste, de très loin, en tête du peloton. Suivent ensuite, dans l'ordre mais à peu d'intervalle, Dassault Systèmes (1,78 milliard d'euros de chiffre d'affaires ; 4000 employés), Sage (1,46 milliard d'euros ; 1 740 employés), Wincor Nixdorf (1,17 milliard d'euros ; 556 employés) et Hexagon (1,15 milliard d'euros ; 2 280 employés). Les 15 groupes allemands représentent 48,8 % du chiffre d'affaires global, les 22 britanniques 14,8 % et les 17 éditeurs français 10,9 %. Si les bénéfices progressent moins vite que les revenus, c'est en partie parce que les éditeurs européens ont investi 5,7 milliards d'euros en R&D en 2011 (+28% par rapport à 2010 et +71 % en six ans). Un effort qui représente 86 % de leurs bénéfices. Pour 2013, 43 % d'entre eux prévoient une croissance de 5 % à 15 % de leurs revenus, grâce au développement du « cloud computing » et du mode SaaS (« Software as a service »), qui propose une approche à la demande là où se vendait jusqu'ici une licence d'utilisation (avec les services de maintenance, les mises à jour et autres services, notamment de conseil, associés). (IL)