Bruxelles, 12/11/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, la semaine dernière, le lancement d'un nouveau programme de protection civile dans la région méditerranéenne (PPRD South 2) dont le démarrage est fixé au printemps 2013 pour une durée de 3 ans. Il sera doté d'un budget de 5 millions d'euros.
Ce programme mettra fortement l'accent sur la prévention et la préparation plutôt que sur la réaction aux catastrophes. Une coopération entre les organismes de protection civile sera engagée et l'implication des sociétés civiles sera encouragée. Cette annonce a été faite lors d'une conférence à Bruxelles, qui marquait l'achèvement du programme PPRD actuel. Le nouveau programme est en effet un prolongement d'un programme triennal (PPRD-1) dont les résultats ont paru probants.
Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la Coopération internationale a souligné l'intérêt du nouveau programme dans son discours d'ouverture de la conférence: « 1 085 désastres ont frappé la région méditerranéenne » ces 20 dernières années, provoquant la mort de près de 47 000 personnes. Soit, « un désastre par semaine », a-t-elle affirmé, convaincue qu'« aucun pays ne peut faire face seul à des défis si fréquents et si importants ». Pour la commissaire, il est donc nécessaire de « renforcer et d'améliorer la coopération régionale » en ce domaine.
« Nous sommes prêts à contribuer à ces efforts avec des projets concrets et tangibles qui amènent progressivement les pays du Sud méditerranéen à se rapprocher des mécanismes européens de protection civile et de leurs normes », a déclaré le Secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM) Fathallah Sijilmassi. Les pays de la rive Sud auraient besoin d'expertise technique et d'un soutien pour le développement de leurs actions de prévention, de formation, d'assistance mutuelle et d'information de la population et aussi, de parfaire leurs capacités d'anticipation. Le souci, tel qu'exprimé par Fathallah Sijilmassi est de ne pas faire « double emploi » mais d'agir en complémentarité et selon le principe des « géométries variables », chaque pays étant alors libre de s'engager ou non dans une des composantes du programme. Cette précaution se réfère au processus de Barcelone, au cours duquel l'amorce d'un programme de même nature avait échoué en raison de la réticence de certains pays de la rive Sud à collaborer avec les Israéliens. (FB)