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Bulletin Quotidien Europe N° 10723
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Semaine déterminante pour Athènes

Bruxelles, 05/11/2012 (Agence Europe) - Alors que le parlement grec doit se prononcer mercredi sur le nouveau paquet de rigueur ainsi sur le projet de budget 2013, le peuple grec a annoncé la couleur. Les jours qui viennent seront en effet marqués par des grèves à répétition. Lundi 5 novembre, Athènes a tourné au ralenti, les arrêts de travail touchant principalement les transports en commun ainsi que les médias.

Les députés grecs sont appelés à entériner le train de mesures d'économie de 13,5 milliards d'euros qui leur garantira une prochaine enveloppe de plus de 30 milliards d'euros, attendue d'urgence par le pays avant le 16 novembre. Dimanche 11 novembre, c'est sur le budget 2013 qu'ils se prononceront.

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a tenté, dimanche dernier, de surmonter les dernières réticences face à cette nouvelle cure de rigueur que le pays, déjà affaibli par une 5ème année de récession, est contraint d'appliquer. Il a ainsi assuré que la ratification de ces deux paquets était la condition sine qua non pour que son pays en finisse « définitivement et irrévocablement » avec la menace d'une sortie de l'euro. Selon lui, si la Grèce « échoue à rester dans l'euro, plus rien n'aura de sens ». Un message à l'adresse des députés de son parti mais également, et surtout, à ses partenaires gouvernementaux. Si les socialistes du Pasok assurent qu'on ne jouera pas « avec le destin du pays », le petit parti de la Gauche démocratique Dimar, qui soutient la coalition gouvernementale sans avoir de ministres attitrés, a réitéré son refus d'approuver les mesures détricotant encore le droit du travail. Fort de seize sièges au Parlement grec, Dimar ne devrait toutefois pas mettre en péril l'adoption des mesures d'économie, mais la coalition gouvernementale en sortirait affaiblie.

Signe encourageant, le Parlement grec a adopté, mercredi 31 octobre, une nouvelle loi de privatisations. Il a ainsi autorisé la cessation des parts de l'État dans les ports ainsi que dans d'autres services publics. Cette nouvelle vague de privatisations constitue une des 89 actions préliminaires que les autorités grecques auraient dû mettre en œuvre depuis le printemps, à la demande des créanciers institutionnels.

Quant aux discussions entre les autorités grecques et les représentants des bailleurs de fonds d'Athènes (Commission européenne, BCE, FMI), la Commission indiquait lundi qu'elle n'était toujours pas en mesure de fournir un timing pour le rapport de la 'troïka'. Mercredi 31 octobre, l'Eurogroupe a appelé Athènes à finaliser les négociations avant l'Eurogroupe d'ici au 12 novembre (EUROPE n° 10722). (EL)

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