Bruxelles, 05/11/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne est fermement opposée à un contrôle gouvernemental d'Internet et est bien décidée à défendre sa position lors du Forum sur la gouvernance d'Internet, a déclaré le 31 octobre Ryan Heath, le porte-parole de la commissaire Neelie Kroes, responsable de la stratégie numérique. La commissaire défendra à Baku (Azerbaïdjan), lors de la prochaine réunion annuelle du Forum (5-9 novembre), un Internet ouvert et neutre, dans le cadre du principe général de la liberté d'expression défendue par les traités européens. Un Internet géré collectivement par l'ensemble des partenaires au niveau mondial. Quatre sessions de travail sont prévues, que la Commission co-organisera avec ses partenaires en sa qualité de membre fondateur du Forum: 1) la protection de la règle de droit dans l'environnement en ligne (notamment la responsabilité et le rôle des fournisseurs de services et la protection de la liberté d'expression) ; 2) la nouvelle stratégie « No Disconnect » de l'UE qui réaffirme l'engagement de l'Europe en faveur du respect, en ligne et hors ligne, des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que sa volonté de voir l'Internet et les autres TIC rester un moteur de la liberté politique, de l'évolution démocratique et de la croissance économique ; 3) le pluralisme des médias et la liberté d'expression à l'ère Internet ; 4) la protection des enfants sur Internet et la responsabilité des différents acteurs à ce sujet. La délégation européenne profitera de l'occasion pour s'entretenir également avec des activistes des droits de l'homme et des journalistes actifs en ligne en Azerbaïdjan, et soulever certains problèmes qui se posent en matière de respect des droits de l'homme dans cet État. Le Forum sur la gouvernance d'Internet, créé lors du Sommet mondial de la société de l'information à Tunis en 2005, vise à débattre de questions telles que l'internationalisation de la gouvernance de l'Internet, la sauvegarde de la liberté des internautes et la réduction de la fracture numérique. (IL)