Bruxelles, 05/11/2012 (Agence Europe) - La libération, samedi 4 novembre, de cinq travailleurs humanitaires nigériens retenus prisonniers au Niger depuis leur enlèvement le 14 octobre, a été accueillie « avec soulagement et joie » par Kristalina Georgieva, commissaire à la Coopération internationale, l'aide humanitaire et la réponse aux crises, qui tient à rendre un hommage appuyé à leur collègue tchadien, Aimé Soulembaye, blessé lors de l'enlèvement et décédé depuis lors. Une occasion aussi, pour la commissaire, d'appeler toutes les parties à respecter le droit humanitaire international.
« Le soulagement et la joie que nous ressentons sont assombris par la tristesse que nous inspire la mort de leur cher collègue. Aimé Soulembaye avait dédié sa vie à l'aide aux populations dans le besoin. Il est mort des suites des blessures qui lui furent infligées lors de l'attaque des bureaux d'une agence humanitaire au Niger, tandis que ses cinq collègues étaient pris en otage. La mort d'Aimé et l'enlèvement de ses collègues sont de grossières violations du droit international. Nous en appelons à toutes les parties à respecter les principes humanitaires de base et à permettre aux travailleurs humanitaires d'accéder aux populations à secourir », a déclaré Kristalina Georgieva, dans un communiqué publié dimanche 5 novembre.
L'enlèvement de ces travailleurs humanitaires dans le Sud-Ouest du Niger est attribué au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). (AN)