Bruxelles, 19/10/2012 (Agence Europe) - Le Conseil européen a condamné « fermement », vendredi 19 octobre, les tirs d'obus effectués par les forces syriennes en direction du territoire turc, et appelé toutes les parties en présence à éviter l'intensification du conflit. Il engage aussi les autorités syriennes à respecter « pleinement » l'intégrité territoriale et la souveraineté de tous les pays voisins.
Soulignant leur consternation face à la détérioration de la situation en Syrie, les chefs d'État et de gouvernement ont précisé que « toutes les parties devraient mettre un terme à toutes les formes de violence » et prendre des mesures particulières pour protéger les groupes vulnérables.
Les dirigeants précisent que les responsables des violations des droits de l'homme doivent être tenus pour responsables. Lors de sa conférence de presse, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a ajouté qu'une utilisation sans précédent de la force contre les civils par le régime « ne fait qu'aggraver la violence et la stabilité de la région ». Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a expliqué qu'il fallait éviter l'effet de contagion dans la région.
Soutien à l'envoyé spécial et à l'aide humanitaire
Appuyant « sans réserve » les efforts de l'envoyé spécial, Lakhdar Brahimi, pour trouver une solution pacifique à la crise syrienne, les chefs d'État et de gouvernement expliquent que « l'ensemble des acteurs principaux, notamment ceux de la région et tous les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, devraient assumer leur responsabilités et apporter leur soutien » à M. Brahimi.
Précisant que l'UE continuera à fournir une assistance humanitaire et engage l'ensemble des bailleurs de fonds à augmenter leurs contributions, le Conseil demande instamment à toutes les parties de « respecter le droit international humanitaire », y compris l'inviolabilité de toutes les installations médicales, de l'ensemble du personnel et des véhicules médicaux, et d'autoriser l'acheminement, « sans entraves et en toute sécurité », de l'aide humanitaire sur l'ensemble du territoire.
Unification de l'opposition et avenir du pays
Les chefs d'État et de gouvernement soulignent aussi que « tous les groupes d'opposition devraient arrêter un ensemble de principes communs en vue de mettre en place une transition ouverte à tous, ordonnée et pacifique ».
Ils rappellent que l'UE est résolue à coopérer étroitement sur tous les aspects avec les partenaires internationaux afin qu'une aide puisse être apportée rapidement à la Syrie lorsque la transition aura eu lieu. L'UE s'engage aussi à intensifier le concours qu'elle apporte pour faire en sorte que la société civile dispose des moyens nécessaires pour participer à la Syrie de demain.
Enfin, les chefs d'État et de gouvernement approuvent les conclusions et les sanctions adoptées par leurs ministres des Affaires étrangères du 15 octobre renforçant les sanctions contre le régime syrien et contre des personnes et entités proches de celui-ci (EUROPE n° 10710). (CG avec LC)