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Bulletin Quotidien Europe N° 10714
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) grÈce

Encore quelques efforts pour pouvoir tourner la page

Bruxelles, 19/10/2012 (Agence Europe) - « Nous n'aurons pas besoin d'un autre Sommet pour obtenir la nouvelle tranche d'aide » de 31, 5 milliards, a déclaré le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à l'issue de la rencontre entre les vingt-sept chefs d'Etats et de gouvernement, vendredi 19 octobre, à Bruxelles.

La décision quant au versement de cette somme sera prise sur base des conclusions des trois créanciers institutionnels du pays (BCE, Commission européenne, FMI) représentés par la 'troïka'. Ceux-ci ont quitté Athènes mercredi « proche d'un accord » (EUROPE n° 10713), les négociations étant appelées à se poursuivre depuis les sièges respectifs de chaque partie.

Toutefois, le temps presse. Le pays peut en effet tenir « jusqu'au 16 novembre », au-delà de cette date, les caisses seront vides. Mais le Sommet européen de ces deux derniers jours a rendu de « l'optimisme » au Premier ministre grec. Ses partenaires ont en effet reconnu les efforts entrepris par Athènes et se sont montrés « convaincus que la Grèce tiendrait ses engagements » a-t-il déclaré. Et d'ajouter que l'atmosphère qui avait entouré les discussions avaient changé, « j'ai pu sentir que je n'étais pas seul ».

Les Dix-sept ont en effet félicité les autorités grecques pour leur « détermination » dans la mise en œuvre de leurs engagements. Dans un communiqué conjoint, les leaders de la zone euro ont également salué « les efforts remarquables consentis par la population grecque ». Le Président français, François Hollande, a même parlé de progrès « substantiels » de la part du pays. Il a également rappelé que la volonté des Dix-sept était de voir la Grèce « rester membre de la zone euro ».

Une unanimité également confortée par Jean-Claude Juncker, Premier ministre Luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, selon lequel il est désormais établi que « personne ne pense, ni ne demande d'exclure la Grèce de la zone euro, ni de la mettre dans une position dans laquelle elle s'exclut d'elle-même ». Ce message devrait en outre être prochainement porté par le président Français à Athènes, qui a répondu favorablement à l'invitation de M. Samaras. À ce stade, aucune date n'a été décidée entre les deux hommes.

Le président du Conseil italien, Mario Monti, qui a également convenu d'une visite à son homologue grec, a quant à lui indiqué que lors du présent Sommet, les Européens avait « pris acte de la souffrance sociale » que comporte la remise sur les rails du programme d'ajustement négocié dans le cadre du second plan d'assistance financière. Pour le Premier ministre grec, le paquet d'économies qui est sur le point d'être entériné au Parlement européen constitue « la dernière série de mesures douloureuses » avant de tourner « cette page » et de retrouver le chemin de la « croissance ». Sur ce point, M. Samaras a assuré qu'il obtiendrait le soutien de ses partenaires des partis Pasok et Dimar, respectivement Evangélos Vénizélos et Fotis Kouvélis. « Tous les partis impliqués sont conscients que les enjeux sont importants, et je suis convaincu que M. Kouvélis et M. Vénizélos sont déterminés à faire tout ce qu'il faut pour sauver le pays ». Et d'ajouter que ces « sacrifices » seraient mis à profit pour assurer de « meilleures perspectives » aux citoyens. Car, selon lui, le fait que les jeunes puissent ne plus avoir de rêves ne doit pas être toléré en Europe. (EL avec EH, AN, FG)

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