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Bulletin Quotidien Europe N° 10709
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Monti appelle les 27 à affronter unis les prochains défis

Bruxelles, 12/10/2012 (Agence Europe) - « Je crois que le Sommet d'octobre devrait parvenir à un accord politique sur le mécanisme unique de supervision bancaire, ouvrant ainsi la voie à son adoption définitive pour la fin de l'année », a estimé le Premier ministre italien, Mario Monti, lors d'une intervention à la table ronde « The State of Union: Escaping the doldrums », organisée à Bruxelles par le groupe de réflexion Les amis de l'Europe.

Pour le Premier ministre italien, l'adoption de ce mécanisme unique constitue « un élément clé pour découpler et crise bancaire et crise de la dette souveraine » et un pas en direction d'« un authentique Mécanisme européen de stabilité » qui aura « rapidement » la possibilité de recapitaliser directement les banques. Et d'estimer que la qualité des décisions du prochain Conseil européen sur des règles communes sur les dépôts bancaires et la résolution de la crise bancaire sera « le test décisif de la capacité de l'UE à respecter les engagements pris ». Ces réalisations, a rappelé M. Monti, seront rendues possibles grâce aux mesures décidées depuis le sommet de juin dernier (Pacte pour la stabilité et la croissance, décisions de la BCE de rachat de dettes souveraines et d'intervention en faveur des banques,Single Market Act II, etc.), qui aura fait prendre conscience du caractère systémique de la crise et de la nécessité de remettre la croissance et l'emploi à l'agenda, en opérant ainsi une synthèse entre les positions des défenseurs des réformes structurelles et de la consolidation budgétaire et celles des tenants de politiques néo-keynésiennes de relance par la demande.

Toutefois, a averti le Premier ministre italien, les chefs d'État et de gouvernement devront maintenant faire face au défi politique principal: faire en sorte que l'euro ne devienne pas un facteur de désagrégation de l'Union et du marché unique, en raison de la renationalisation des banques ou de coûts divergents pour des entreprises soumises aux mêmes critères de solvabilité, mais situées dans des États différents. Enfin, M. Monti a défendu le bilan de l'Italie, dont la loi de finances qui vient d'être votée permettra au pays de retrouver l'équilibre budgétaire en 2013, « l'une des meilleurs positions budgétaires de la zone euro ». (FG)

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