Bruxelles, 12/10/2012 (Agence Europe) - La commission de l'agriculture du Parlement européen est bien consciente de l'importance de mettre un terme aux voyages interminables, dans des conditions parfois épouvantables, infligés aux animaux d'élevage. En adoptant (31 voix pour, 4 contre et 3 abstentions) le rapport de Janusz Wojciechowski (ECR, polonais) sur la protection des animaux pendant le transport, la commission agriculture du PE estime que des mesures visant à réduire à 8 heures le temps de transport des animaux vers l'abattoir devraient être envisagées. Selon les eurodéputés, il faudrait toutefois prévoir, pour certaines espèces, des exceptions (liées aux conditions géographiques et attestées par des tests scientifiques), autorisant une durée plus longue de transport.
Un voyage limité à 8 heures ne suffirait cependant pas à améliorer le bien-être des animaux, qui, souvent, dépend davantage d'équipements adéquats dans le véhicule et du bon traitement des animaux, ajoutent les députés. Par conséquent, la commission parlementaire demande des améliorations, fondées scientifiquement, des conditions de transport (espace pour les animaux et approvisionnement en eau).
Soutien aux abattoirs locaux
Le rapporteur estime que le transport de viande et d'autres produits animaux est plus facile techniquement et plus rationnel d'un point de vue économique que le transport d'animaux vivants. Les députés demandent en substance de prendre des mesures visant à soutenir la vente locale et le raccourcissement de la chaîne de livraison des produits alimentaires. La politique européenne dans ce domaine doit donc être revue et orientée vers le soutien à la transformation locale et aux petits abattoirs locaux, ainsi qu'à la transformation de viande basée sur la livraison d'animaux d'abattage sur de courtes distances.
Afin de résoudre les problèmes persistants relatifs au bien-être des animaux pendant les transports, la législation existante dans l'ensemble des États membres doit être mise en œuvre de manière adéquate et uniforme, soulignent les députés. Il faudrait, selon eux, mener davantage d'inspections sur le terrain, et les sanctions nationales à l'encontre des contrevenants devraient être harmonisées et beaucoup plus dissuasives, affirment-ils.
Le rapport répond à l'évaluation faite par la Commission européenne des règles existantes en vigueur depuis janvier 2007. En mars 2012, le Parlement a adopté une déclaration écrite demandant une limitation du temps de transport des animaux vivants destinés à l'abattoir à 8 heures maximum, et de nombreux députés ont signé une pétition en ce sens. (LC)