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Bulletin Quotidien Europe N° 10709
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) compÉtitivitÉ

Les fondateurs exigent un libre-échange moins naïf

Bruxelles, 12/10/2012 (Agence Europe) - Face aux pays libre-échangistes emmenés par le Royaume-Uni et la Suède, les pays membres fondateurs de l'UE (Pays-Bas exceptés), soutenus par les pays du sud et une partie des nouveaux membres, exigent une meilleure protection de l'industrie européenne et une remise en question de l'encadrement des aides d'État par la Commission.

Dévoilée la veille par le commissaire Antonio Tajani, la communication de la Commission mettant à jour la stratégie de 2010 pour la politique industrielle de l'UE (EUROPE n° 10707) a reçu un net soutien des capitales, à l'occasion du Conseil Compétitivité, jeudi 11 octobre à Luxembourg. Ses accents volontaristes pour porter à 20% d'ici 2020 une part de l'industrie dans le PIB européen tombée à 16% depuis la crise, ont en partie comblé les attentes de l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie, le Luxembourg, le Portugal et la Roumanie qui, soutenus par la Belgique, ont manifesté début octobre leur désarroi devant la perte de vitesse d'une industrie européenne malmenée par une concurrence des partenaires commerciaux davantage protégée par leurs pouvoirs publics. « Depuis 2008, 10% des emplois dans l'industrie ont été perdus. La part de l'Europe dans les exportations mondiales est passée de 45 à 40% entre 2006 et 2010 », soulignait un courrier conjoint de leurs ministres de l'Industrie, adressé au commissaire Tajani et à leur homologue chypriote Neoklis Sylikiotis. « L'UE doit réagir et prendre les décisions adaptées, comme les États-Unis et toutes les autres puissances industrielles le font. Toutes les possibilités pour retrouver la croissance et l'emploi doivent être explorées. Nous devons nous concentrer sur une révision ambitieuse de la politique industrielle », insistaient-ils.

Outre un changement de méthode, incluant des réunions plus fréquentes du Conseil Compétitivité pour traiter plus en profondeur les maux de l'économie réelle - industrie, syndicats, travailleurs, PME, clusters, nouvelles technologies - et examiner les dossiers industriels secteur par secteur, en commençant par l'automobile, l'acier et l'économie numérique, les Sept veulent une révision de toutes les politiques de l'UE, incluant les règles du marché unique, la concurrence, la politique commerciale, la politique environnementale, l'innovation et la R&D, la politique de cohésion, l'énergie, mais aussi le cadre européen pour les aides d'État et l'impact sur l'industrie de l'UE des subventions octroyées par les pays tiers. « Nous devons être certains que nos entreprises ne sont pas désavantagées vis-à-vis de leurs concurrents internationaux », insistent-ils.

Le Conseil Compétitivité du 11 octobre leur a servi de porte-voix. Jeudi, les Sept et la Belgique ont été rejoints par l'Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Slovénie et la Slovaquie, pour réclamer un débat politique en décembre sur les aides d'État pour les technologies innovantes. (EH)

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