Bruxelles, 03/10/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, les commissaires à l'Élargissement, Stefan Füle, et au Développement, Andris Piebalgs, ont présenté, mercredi 3 octobre, leurs propositions pour améliorer le soutien de l'UE aux pays qui subissent d'importantes réformes politiques, sociales et économiques. Les propositions, réunies dans une communication conjointe, visent à « mobiliser la gamme complète des outils disponibles de l'UE pour aider les pays en transition dans leurs réformes, et éviter les retours en arrière », souligne la Commission, précisant que le principe sous-jacent des propositions est l'appropriation par le pays: la réponse de l'UE doit être fondée sur les besoins et l'agenda de réformes tels qu'ils sont définis par le pays partenaire.
Ainsi, pour améliorer l'action de l'UE, une mission conjointe de différents services de l'UE devrait être rapidement déployée dans les premiers stades de la transition, afin d'évaluer les besoins et d'adapter une réponse à la situation spécifique. Le soutien doit aussi combiner des stratégies à long terme avec des résultats tangibles à court terme, tels que la facilitation d'élections crédibles, le soutien aux programmes de création d'emplois et de croissance, et le renforcement de la paix et de la sécurité. Mme Ashton et MM. Füle et Piebalgs soulignent aussi que l'utilisation d'incitations, de contraintes et de la conditionnalité peuvent contribuer au progrès par exemple avec le « more for more ».
La Commission devrait également mettre en place une plate-forme élargie ou un réseau sur les questions de transformation démocratique afin de continuer à renforcer les capacités de développement et de partage des connaissances, expliquent Mme Ashton et MM. Füle et Piebalgs. Un système de jumelage entre institutions publiques des bailleurs de fonds et les pays partenaires pourrait aussi être un outil pour améliorer l'accès à la connaissance.
La Haute représentante et les commissaires préconisent aussi la mise en place de mécanismes pour que la société civile et les parties prenantes soient effectivement entendues dans les processus de réformes.
Enfin, Mme Ashton et MM. Füle et Piebalgs souhaitent que l'UE et les États membres « agissent comme un » et coopèrent mieux afin d'assurer un meilleur impact de l'action de l'UE. Une meilleure coopération avec les pays de la région concernée et les organisations régionales et internationales est aussi nécessaire. (CG)