Bruxelles, 06/09/2012 (Agence Europe) - La Belgique serait intéressée par un accord fiscal bilatéral de type Rubik avec la Suisse, sur le modèle de ceux déjà signés par ce pays avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Autriche et celui en cours de finalisation avec la Grèce (EUROPE n° 10680). C'est le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui l'a indiqué sur les ondes de la RTBF, jeudi 6 septembre, en évoquant la possibilité pour la Belgique de récupérer une somme pouvant aller jusqu'à 10 milliards d'euros, sur les 30 milliards placés anonymement dans la Confédération par des citoyens belges. Comme aux pays précités, la Suisse propose à la Belgique de prélever une taxe unique libératoire de 34% sur ces 30 milliards, en lui rétrocédant ce prélèvement et en maintenant, en échange, son secret bancaire qui garantit l'anonymat aux déposants. Pour le futur, elle propose par ailleurs d'appliquer une taxe annuelle à la source de 25% sur les intérêts de ces placements et de communiquer au fisc belge le nom du déposant, si ce dernier refuse de s'en acquitter.
M. Reynders était de retour d'une mission de trois jours dans la Confédération helvétique, où il a eu l'occasion de discuter des principales questions bilatérales avec son homologue, Didier Burkhalter, et la présidente de la Confédération, Eveline Widmer-Schlumpf. Il a rappelé qu'il avait lui-même mené en Belgique des opérations de « régularisation » sur fonds déposés et qu'il souhaitait l'ouverture d'un débat au parlement belge sur la proposition d'accord avec la Suisse. (FG)