Bruxelles, 06/09/2012 (Agence Europe) - Des progrès ont été réalisés dans la clarification des détails techniques, mais faute d'engagements plus ambitieux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020, aucune avancée majeure n'a pu être enregistrée à Bangkok où s'est achevée mercredi 5 septembre la session informelle de négociations climatiques onusiennes préparatoire à la conférence de Doha (COP 18 novembre - décembre). Pour autant, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), a estimé que cette session d'experts avait réussi davantage « que beaucoup ne l'avaient espéré » et salué « l'élan positif et un plus grand degré de convergence qui stimulera les discussions politiques avant Doha ». Connie Hedegaard, commissaire à l'Action pour le climat, s'est, elle aussi, réjouie du bilan de Bangkok. « Un esprit constructif, quelques progrès. C'est l'esprit dont nous avons besoin avant Doha et le nouvel accord à conclure en 2015 », a-t-elle déclaré via Twitter. Les ONG environnementales tempèrent cet optimisme, estimant, comme Greenpeace International, que « les négociations s'embourbent dans des petits jeux politiques ». Et Bill Hare du réseau Climate Analytics d'avertir: « Si les gouvernements ne décident pas d'actions supplémentaires au-delà des engagements sur la table, la température moyenne à la surface de la planète augmentera de 2,6 à 4 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, à l'horizon 2100 ».
Le groupe de travail sur des engagements plus ambitieux pour les pays de l'Annexe 1 du Protococle de Kyoto a consigné dans un projet de document les éléments d'une décision finale en vue de produire un texte de négociation suffisamment tôt avant la COP 18 pour permettre aux capitales de travailler. Il a également recensé et détaillé ce qui doit être fait pour surmonter les divergences de vues sur la longueur de la deuxième période d'engagements du Protocole de Kyoto.
Le groupe de travail sur la coopération à long terme qui a pour objectif de mettre un terme à ses travaux à Doha a progressé dans sa réflexion sur de nouveaux mécanismes de marché qui pourraient stimuler la coopération internationale.
La « Plate-forme de Durban pour une action renforcée » qui doit préparer le terrain à la négociation d'un accord climatique global à adopter en 2015 pour une entrée en vigueur en 2020 a permis une discussion liminaire sur la vision qu'ont les différents pays de ce futur accord mondial et sur l'identification des actions qui seront nécessaires avant 2020 pour maintenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés Celsius.(AN)