Bruxelles, 02/05/2012 (Agence Europe) - Des dommages écologiques lors des naufrages pourraient être évités grâce à la sécurité passive embarquée.
Alors que la Commission met l'accent sur la sécurité des navires à passagers (des mesures législatives sont prévues dans l'année), une association réunissant les parties prenantes de l'industrie maritime défend les atouts de la sécurité passive embarquée. L'ONG promeut des solutions pour empêcher rapidement le risque d'une pollution majeure, avant même que les substances polluantes ne s'échappent du navire.
Partant du constat que les paquebots de croisière transportent de plus en plus de passagers, et donc d'énormes quantités de carburant, dans des zones particulièrement sensibles, comme des réserves naturelles ou des barrières de corail, le président de l'association pour la sécurité passive embarquée, Gilles Longuève, regrette qu'« à l'heure actuelle, la grande majorité des navires qui circulent ne sont pas équipés pour limiter les conséquences environnementales d'un éventuel accident ». Il est cependant convaincu que les techniques contemporaines permettent pourtant d'adapter le design des navires. « La sécurité passive embarquée vient compléter les mesures déjà prises en matière environnementale et permet de réduire les fuites et de faciliter la récupération des polluants en cas d'accident en mer. Pour les croisiéristes, ces solutions certifiées et peu coûteuses représentent une opportunité unique de renforcer l'éco-sécurité de leurs navires tout en démontrant leur éco-responsabilité », explique-t-il. Il a aussi fait part de son point de vue lors de la « Conférence sur la sécurité du transport maritime de personnes » organisée par la Commission européenne la semaine dernière, en marge d'une consultation publique ouverte sur le sujet jusque début juillet. (MD)