Bruxelles, 02/05/2012 (Agence Europe) - À l'occasion de la fête du travail, le 1er mai, l'Association européenne contre la dépression, EDA, a lancé une vaste campagne pour faire de la lutte contre la dépression une priorité de l'Union européenne. Dans cette optique, l'EDA a envoyé une « Lettre ouverte » appelant les députés et les décideurs politiques européens à faire de la lutte contre la dépression un objectif à part entière et à la considérer comme une priorité incontournable dans toute décision politique affectant les travailleurs, et en particulier dans la future stratégie européenne pour la santé et la sécurité au travail (2013-2020). En juin, l'EDA organisera une table ronde à laquelle participeront des représentants de la Commission européenne, des députés européens et des partenaires de la société civile avec pour objectif de faire avancer les discussion d'ici le 1er octobre, Journée européenne de la lutte contre la dépression, et considérée comme pierre angulaire de la campagne. Pour la directrice du projet Amelia Mustapha, « il y a un besoin urgent d'une action coordonnée pour lutter contre la dépression au travail. Cette 'Lettre ouverte', publiée le jour de la fête du travail, n'est que le premier jalon de notre campagne ; nous travaillerons main dans la main avec les députés européens, les décideurs politiques, les patients et les experts médicaux pour arriver rapidement à une réponse politique, qui s'est fait trop attendre. Il faut prendre en compte, aujourd'hui plus que jamais, l'impact de la dépression sur notre société ».
La dépression est un trouble de l'humeur qui empêche l'individu de mener à bien les activités de la vie quotidienne, y compris aller au travail ou assister aux cours. Les symptômes les plus fréquents sont un manque d'attention, des pertes de mémoire et la difficulté de prendre des décisions. Sans un traitement adéquat, les symptômes peuvent perdurer des semaines, des mois, voire des années. Les personnes dépressives sont, par ailleurs, souvent stigmatisées. Il s'agit du désordre mental le plus fréquemment rencontré chez les patients actifs et 11% des citoyens européens souffrent, à un moment donné, de troubles dépressifs. Ces désordres ont coûté à la sécurité sociale 113,4 milliards d'euros en 2010, mais les conséquences sont encore loin d'être totalement évaluées. Vincenzo Costigliola, le président de l'EDA, a déclaré: « Avec 20 millions d'Européens en âge de travailler qui souffrent de dépression, une crise économique majeure et un défi démographique à relever, la lutte contre la dépression au travail est plus importante que jamais. Nous appelons les décideurs politiques européens à marquer leur soutien et leur engagement pour parvenir à une solution immédiate, complète et intégrée au niveau européen, afin d'enrayer ce fléau des temps modernes ». (IL)