Bruxelles, 27/04/2012 (Agence Europe) - Le socialiste français François Hollande a détaillé la démarche qu'il poursuivra en vue d'une stratégie pour la croissance s'il gagne l'élection présidentielle en France, jeudi 26 avril au soir sur les antennes de France 2. Sans remettre en cause « le sérieux budgétaire, la discipline voire les sanctions », il a réitéré son credo selon lequel « il n'est pas possible d'atteindre les objectifs budgétaires s'il n'y a pas de croissance ». S'il est élu, il enverra alors à ses partenaires européens « un mémorandum » sur les initiatives d'après lui nécessaires pour stimuler l'activité économique, alors que l'Europe est « le seul continent sans croissance ». Ces initiatives complèteraient le traité budgétaire, ou viendraient en parallèle, bien que la chancelière allemande Angela Merkel refuse à ce stade de renégocier le pacte budgétaire. Elles concernent la création d'« euro-obligations », la mobilisation de la BEI afin de financer les investissements dans les infrastructures propices à la croissance, la réaffectation des fonds structurels non utilisés. Les socialistes français sont aussi favorables à la taxation sur les transactions financières. M. Hollande a considéré déjà positif le fait que d'autres dirigeants européens, comme le Premier ministre italien Mario Monti ou Mme Merkel (voir autre nouvelle), parlent désormais de croissance, même si leur vision, qui met l'accent sur les réformes structurelles, peut diverger de la sienne. Les socialistes français plaident pour un retour à l'équilibre budgétaire en 2017 et non 2016 comme le prévoit l'actuel gouvernement français. (MB)